D'une forêt qui couvrait de vastes régions du Brabant à la Picardie, il ne reste que 4.300 à 5.000 hectares de futaie, ce qui en fait quand même le « poumon vert de Bruxelles ». On y dénombre 39 espèces de mammifères, 132 d'oiseaux, 400 de plantes et 900 de champignons ! Mais pour combien de temps encore ? Effectivement, l'une des plus belles hêtraies d'Europe qui couvre 10% du territoire bruxellois, subit de plein fouet les effets du changement climatique. L'augmentation de la température, des tempêtes et des vents plus violents, des précipitations en hiver et de la sécheresse en période de végétation, tout cela provoque un réel affaiblissement du hêtre et du chêne pédonculé, les deux espèces les plus représentatives de cet immense massif forestier. « Victimes d'attaques de parasites, ces essences deviennent de plus en plus difficiles à exploiter » , constate-t-on à l'IBGE, organisme de gestion de l'environnement bruxellois. Comment contrecarrer pareil phénomène ? « Notre département a renforcé son système de surveillance des maladies phytosanitaires et revu sa stratégie concernant les nouvelles plantations. |
» Et, aussi, de constater : « L'équilibre écologique et biologique est fragilisé. Il y a, également, d'autres raisons, celles, par exemple, des pressions exercées par un public de plus en plus nombreux et cela occasionne par endroits des problèmes de surfréquentation.» Sans omettre, nous en parlons souvent à « Fréquence Terre » , les dégâts occasionnés par des cyclistes, vététistes, coureurs d'orientation, voire par les adeptes de quads, motos dites vertes, etc. Comment réparer tout cela ? « Diversifier la forêt avec d'autres espèces de feuillus, résineux, protéger au moins 32% de la forêt de ladite surfréquentation en instituant davantage de zones protégées et de contrôles." Pierre Guelff. En savoir plus... pierre, pour la Rédaction.la rédaction |