L'actualité écologique commentée depuis Bruxelles, capitale de l'Europe. Nouvelle crise gouvernementale en Belgique, un pays qui tombe littéralement dans le marasme. Alors que d'aucuns évoquent les difficultés de dialogue entre le Nord (Flandre) et le Sud (Wallonie) du pays, Bruxelles étant coincée entre les deux, c'est l'existence du royaume qui est en jeu. Pays artificiellement créé en 1830-1831, le célèbre consensus à la belge bat plus que de l'aile. |
Le temps des compromis entre les communautés linguistiques semble révolu, le tout sur fond de polémique : la Flandre – économiquement prospère – reproche à la Wallonie – qui tente, vaille que vaille, de redresser la tête – sa désastreuse politique « affairiste ». A ce sujet, « Le Figaro » vient de donner une piètre image de la Wallonie à travers l'une de ses villes les plus « célèbres » : « Charleroi, la francophone, vacille au rythme des affaires. C'est tout un écheveau de relations incestueuses, « tissé » par la majorité socialiste, que la justice doit démêler.» Même le commissaire en chef de Charleroi fait l'objet de tracas judiciaires dans le cadre de (supposé) copinage entre le politique et certains industriels ou commerçants ! Bref, la Belgique s'enlise dans une crise qui paraît sonner le glas pour ce royaume d'une dizaine de millions d'habitants. Va-t-on vers un système confédéral à la Suisse ? Vers deux républiques, Bruxelles et la partie germanophone (quelques milliers d'habitants) bénéficiant d'un statut spécial ? Est-ce la fin d'une monarchie décrite comme étant d'opérette et coûtant énormément d'argent à la collectivité ? D'aucuns remettent aussi en question le rôle du chef de l'Etat (le roi Albert II, notre photo) non élu démocratiquement, alors que tout chef d'Etat digne de ce nom se doit d'être la volonté du peuple ou de ses représentants au Parlement, selon eux. Ajoutons quand même à ce tableau, que les peuples flamand et wallon continuent à vivre en bonne relation, que ce n'est pas la guerre civile, mais, tout simplement, une crise constitutionnelle majeure. |

Certes, le citoyen paie cash l'incurie de ses dirigeants et cela le préoccupe, mais il s'inquiète aussi quand la Belgique tremble de manière « environnementale », puisque plusieurs tremblements de terre (environ 3 sur l'échelle de Richter) ont secoué des régions de Wallonie et de Bruxelles ces derniers jours. Rencontres écologiques Alors que la plupart des politiques belges vont et viennent dans le dédale communautaire depuis plus d'un an (le Premier ministre a déjà démissionné plusieurs fois durant ce laps de temps !), Ecolo tente d'élaborer l'avenir et propose ses « Rencontres écologiques d'été », du 27 au 31 août en Wallonie. Il y aura des formations thématiques (écologie et économie, politique du logement, l'eau…), de compétences (gestion du temps, eutonie…), des conférences, des ateliers (stratégies quotidiennes des familles les plus pauvres, enjeux des élections US…), des débats, des animations…, où, comme le monstre du Loch Ness, le problème politique « belge » réapparaît : « Mais que se passe-t-il en Flandre et… en Belgique ? » ou « Les clichés communautaires Nord-Sud ». Décidément, la Belgique a du mal à sortir de sa belgitude ! Pierre Guelff.
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