Le président de France Nature Environnement Sébastien Genest, celui d'Ecologie sans frontière Franck Laval et la vice-présidence de la Ligue ROC Nelly Boutinot participent également à la rencontre. L'heure n'était pas encore aux discussions qui fâchent, même si elles risquent de surgir rapidement. Parmi les sujets qui s'annoncent délicats: le nucléaire. Nicolas Sarkozy a réaffirmé pendant la campagne son attachement à la politique nucléaire française, alors qu'Alain Juppé prônait dimanche la "poursuite de l'équipement de la France en centrales électro-nucléaires" dans les années qui viennent. Opposé à la construction du réacteur EPR à Flamanville (Manche), le réseau "Sortir du nucléaire", qui n'avait pas été convié à l'Elysée, a réclamé "l'abrogation du décret de construction de l'EPR". Alors que les Verts dénonçaient dans un communiqué un "Grenelle de dupes", les ONG conviées ont salué la démarche de Nicolas Sarkozy. "C'est quand même un moment-clé: on a en face de nous un ministre d'Etat (Alain Juppé) qui a un territoire très large, on a un président qui nous dit à ce stade-là sa volonté et sa détermination. Je pense qu'on a de quoi travailler", s'est félicité Nicolas Hulot. Cette réunion est "un grand signe d'ouverture", a également estimé le président de Greenpeace Yannick Jadot. La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal a estimé que le président Nicolas Sarkozy avait repris à son compte certaines de ses propositions, jugeant qu'il s'agissait là d'un "hommage, en quelque sorte, qui est rendu à bien des volets de (son) pacte présidentiel". Plusieurs groupes de travail, notamment sur la lutte contre le réchauffement climatique, vont être mis en place en perspective du "Grenelle de l'environnement" prévu en octobre, a annoncé lundi le ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables Alain Juppé. Ces groupes de travail vont être constitués dans les tous prochains jours et un point d'étape aurait lieu aux environs du 14 juillet, avant la conférence prévue en octobre. |

Le nombre de ces groupes de travail n'a pas encore été complètement arrêté. Il y en aura un à coup sûr pour tout ce qui concerne la lutte contre le réchauffement climatique, qui inclut les transports et déplacements, l'aménagement du territoire, l'aménagement urbain, la construction, l'habitat, et également les grands choix de politique énergétique. La deuxième grande thématique tournera autour de la biodiversité, avec notamment les problèmes liés à la pêche et aux ressources de la mer. Les ressources naturelles, la santé, les effets de la pollution, l'aménagement rural, le dialogue avec les agriculteurs feront l'objet d'autres groupes de travail. Puis il sera traité de la gouvernance écologique: comment faire évoluer notre système institutionnel, par exemple au niveau du Parlement. Ces groupes de travail associeront les représentants de l'Etat, les partenaires sociaux, organisations syndicales et patronales, les associations de la société civile, les collectivités territoriales (villes, départements, régions). Sur le plan international, le président a reçu l'ancien président chilien Ricardo Lagos, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour le climat, auquel il a réaffirmé que la France ferait du changement climatique une priorité de son action diplomatique. Il a jugé "impérative" la "mise au point d'un régime post-Kyoto". l'objectif est d'arriver en octobre à "un contrat pluriannuel, le président de la République a évoqué une durée de cinq ans, un contrat négocié et comportant" des "mesures concrètes qui nous engageront et sur lesquelles il y aura également une évaluation annuelle".
Interview de Franck LAVAL - écologie sans frontières yanick, pour la Rédaction.la rédaction |