Dans un précédent article, nous avons décrit rapidement les problèmes de sauvegarde des phoques de Normandie. Nous avons insisté sur le problème majeur, à savoir que si la mère, pour quelque raison que ce soit s'éloigne de son petit pendant plus de trois heures il y a toutes les malchances qu'elle ne puisse le retrouver car son seul point de repère est l'odeur et celle-ci s'évanouit en trois heures environ. |
Nous avons en juillet 2007 eu un nouvel exemple récurrent de ce problème. Dans la baie du Mont Saint Michel il y a une femelle veau marin qui est aveugle. Chaque année elle met bas un bébé phoque et ensuite elle doit absolument le laisser sur le sable pendant qu'elle va se nourrir, mais comme elle est aveugle elle n'a aucun moyen de le retrouver d'autant qu'à marée basse la superficie de sable est gigantesque. Chaque année son petit est en danger de mort si les gardes de l'ONCFS ne le repèrent pas à temps. En 2007 le bébé phoque, qui était une femelle, a été récupéré dès son premier jour, le 14 juillet, et amené par avion jusqu'à proximité du centre de sauvegarde du CHENE ce qui a constitué une première. A sonarrivée à la mi-juillet, la jeune femelle, qu'on a baptisée Bonnemine, pesait 10kg, et son cordon ombilical était encore tout frais. Elle fut alimentée avec de la bouillie de harengs en substitut du lait maternel, ce qui engendra durant quelques jours des problèmes de digestion (le CHENE ne disposant d'aucun lait maternisé pour phoque ). |
Au 25 juillet, elle pesait 12 kg et la bouillie commençait à être très bien assimilée. Depuis le 31 juillet, "Bonnemine" avale très bien les poissons entiers et commence à faire du lard. Le seul problème, c'est qu'elle est seule et qu'on a peur qu'elle se familiarise un peu trop avec l'homme.
l'actu du CHENE michel, pour la Rédaction.la rédaction |