Nature Sans Frontières : l'actualité Nature & Environnement décryptée et commentée depuis Bruxelles, Capitale de l'Europe. Avec, quelques exemples parmi d'autres, leurs petites échoppes à fromage de chèvre au marché du samedi matin à Woluwe-Saint-Lambert ou en soirée sur la digue de cités balnéaires, avec des magasins dits biologiques – souvent peu accueillants, comme si un brin de musique d'ambiance et des rayons colorés allaient dénaturer le label « écologie » et le sourire de la bio-crémière ! -, avec une ferme coopérative, comme à Ittre, où l'on retrouve le goût des « vraies » pommes « comme celles du temps où… », bref, la part du marché du bio n'est guère florissante en Belgique. |
A peine 1,5% dans le total de la consommation de produits frais, selon la Fédération de la distribution (Fedis). Très longtemps considérée comme une activité essentiellement artisanale ayant des rapports commerciaux avec de petits grossistes, quasiment des démarcheurs (ceci n'a rien de péjoratif), néanmoins, le secteur bouge de manière assez considérable. Ainsi, toujours selon la Fedis, la consommation des œufs bio est de 7 à 8% et celle des légumes, également bio, est de 3 à 4% avec une perspective que le marché grandisse de 2% par an. Alors, la voie était toute tracée pour « la naissance de la plus grande plate-forme de fruits et légumes bio en Belgique » (« Le Soir »), soit un « Biomarché » (leader du marché, à 50% de parts, racheté par le groupe français Pro Natura) à grande échelle, installé à Nivelles, en Brabant wallon, sur une superficie de 4 500 m², cinquante personnes assurant l'emballage des fruits et légumes, les stockant, parfois dans des salles spécifiques pour le mûrissement « afin de mieux maîtriser la qualité du produit » …, avec l'espoir que dans deux ans le tonnage passe de 10 000 à 20 000. De plus, compte tenu de la position géographique assez centrale de la Belgique en Europe et de la proximité du port d'Anvers (deuxième d'Europe et quatrième au monde), le marché du Nord du Vieux Continent est aussi sur les tablettes du fondateur et patron de Pro Natura, Henri de Pazzis. |
Toute cette politique commerciale, a-t-il déclaré au « Soir », « est meilleure pour l'environnement et pour le prix final des produits. » Pour ce faire, des producteurs africains sont aussi directement « encadrés » par des gens de Pro Natura afin d'alimenter le réseau de distribution de l'entreprise. Il est à espérer que l'artisan belge, comme africain, ne perde pas son âme dans cette nouvelle approche « biologique ». Pierre Guelff.
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