Depuis une quinzaine d'années, "la réduction des émissions en Europe a eu un effet nettoyant sur l'Arctique", affirme le rapport du Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique (PSEA) mis en place en 1991 par le Conseil de l'Arctique pour lutter contre la dégradation environnementale de la région. "Une nouvelle menace pesant sur les régions arctiques est la hausse des émissions d'Asie et d'autres régions chaudes", en particulier d' Asie du Sud-Est, région "de plus en plus émettrice de suie dans l'atmosphère arctique ". L'étude rappelle néanmoins que l'Europe et la Russie restent les premiers pollueurs de l'Arctique. Au total, les mesures réalisées en Alaska (Etats-Unis), dans l'archipel norvégien des Svalbard ou dans le nord-ouest de la Russie attestent que les concentrations de dioxyde de soufre dans l'air arctique ont nettement diminué depuis les années 1990. Ces résultats positifs sont notamment dus à la réduction des émissions des fonderies de métaux non ferreux sur la péninsule russe de Kola où les lacs "montrent les signes les plus clairs de récupération" en terme d'acidité, selon l'étude. |
"Bien qu'elles restent la source dominante de dioxyde de soufre (SO2) dans l'Arctique, les émissions de SO2 des fonderies de la Russie arctique ont diminué de 21% entre 1992 et 2003", note ainsi le rapport. Il s'agit de la troisième étude réalisée par le PSEA depuis 1991 sur les concentrations de polluants anthropogéniques (de l'activité humaine) dans l'Arctique et leurs conséquences pour l'écosystème. Le Conseil de l'Arctique (Canada, Danemark, Etats-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Russie, Suède) est un forum intergouvernemental permettant de traiter les problèmes auxquels doivent faire face les pays voisins de l'Arctique et les 4 millions d'habitants de cette région. Actuelllement c'est la Russie qui tient la gouvernance. Conseil de l'Arctique fred, pour la Rédaction.la rédaction |