L'actualité écologique commentée depuis Bruxelles, capitale de l'Europe. Notre titre ne se veut ni irrévérencieux ni provocateur, c'est, malheureusement, le sentiment et le ressenti physique de beaucoup de personnes vivant ou de passage à Bruxelles, qui étouffent littéralement d'une pollution qui va en augmentant. |
Certes, le Gouvernement bruxellois tente, vaille que vaille, d'enrayer le phénomène des pics de pollution de plus en plus fréquents dans la capitale, mais la situation devient telle que le corps médical vient de lancer une alerte officielle : il y a augmentation inquiétante des pathologies pulmonaires ! La principale cause est ce gaz appelé dioxyde d'azote (NO2) qui se répand comme une trainée de poudre par beau temps et par manque de vent. Il est davantage question, donc, de mettre en œuvre des mesures pour empêcher les embouteillages monstres qui engendrent des nuisances atmosphériques considérables et empêcher, aussi, les véhicules les plus polluants (notre photo) de pénétrer dans la région et de rendre les transports en commun gratuits durant ces périodes malsaines. Mais, pour d'aucuns, il s'agit d'une goutte d'eau dans la mer quand on prend connaissance des chiffres effarants faisant état de 143,8 millions de tonnes d'équivalent de CO2 émis par la Belgique il y a peu de temps encore, la Région bruxelloise, justement, connaissant une augmentation de 5,8% d'émissions de gaz à effet de serre ces quinze dernières années (pour 2,2% en Flandre et, ô belle surprise, pour une diminution de 10% en Wallonie) ! Un autre chiffre vient aussi de lancer l'émoi dans la population belge : 10.000 personnes vivant en Belgique meurent chaque année à cause de la pollution. |
Face à toutes ces constatations particulièrement affolantes, le citoyen est en droit d'attendre des réactions draconiennes et urgentes, et non des réformettes !, de la part des politiques. Que constate-t-on, comme s'interroge Mieke Vogels, la présidente des Verts flamands ? « Les négociateurs gouvernementaux s'adonnent à une forme de « trafic » (sic !) rarement vue auparavant entre Electrabel (société productrice d'électricité) et les politiques. » En d'autres termes, Electrabel « offrirait » (probablement avec l'argent du consommateur !) une somme de plus de 400 millions d'euros à l'Etat (pour équilibrer le budget) avec en compensation la prolongation de l'utilisation des centrales nucléaires ! Trafic, chantage, magouillage éhonté…, durant ce temps-là Bruxelles crève dans le CO2 et le NO2. Il est vrai que peu de politiques habitent la capitale… Pierre Guelff.
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