Nature Sans Frontières : l'actualité Nature & Environnement décryptée et commentée depuis Bruxelles, Capitale de l'Europe. Comparaison n'est pas raison, prétend-on. En Belgique, il semblerait que ce soit le contraire dans le domaine du recyclage. Ainsi, en 2001, bien avant une directive européenne mise en application quatre ans plus tard, la Belgique instaura le système de financement de recyclage d'appareils électroménagers, audiovisuels, informatiques… Ainsi, à chaque fois que l'on achète un lave-vaisselle, un ordinateur, un portable (on dit « GSM » en Belgique), un téléviseur…, en plus du prix de vente dudit appareil, le client doit s'acquitter d'une taxe (pudiquement appelée « cotisation ») baptisée « Recupel ». |
Cette taxe permet de financer le recyclage des appareils : désossement, triage, traitement des « carcasses », des produits toxiques et des matières premières. Cela permet de moins polluer la nature avec de la poudre luminescente, du CFC (chlorofluorocarbure), de l'aluminium (qui sert dans la fabrication de pièces pour le secteur automobile), alors que le polyuréthane remplace la sciure de bois, l'or des portables étant dirigé vers d'autres entreprises… Respect de la nature et monopole Si ce principe de respect de la nature est unanimement salué, le consommateur en Belgique fait quand même grise mine. Ainsi, pour un frigo, cette taxe « Recupel » est de l'ordre de 18,5 euros, alors qu'en France elle est de 13,5 euros et en Allemagne de 7 euros. A la limite, si cette différence pouvait être utile à la collectivité, la pilule serait moins amère à avaler. Or, une enquête de la RTBF (Télévision nationale) démontre que la moitié des sommes (275 millions d'euros entre 2001 et 2005) n'est pas « recyclée » en projets écologiques, mais « dort » sur un compte bancaire. Ce qui, bien entendu, fait le bonheur de banquiers et pas celui de la Nature. Dans ce contexte, le débat sur le monopole de l'association qui contrôle « Recupel » est lancé et on évoque la possibilité d'une « saine concurrence ». |
Une manière de mettre l'affaire « au frigo », réaction typiquement belge quand certains problèmes dérangent, ou l'annonce d'un déblocage des sommes au profit de l'écologie ? Fréquence Terre va suivre cette affaire. Pierre Guelff.
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