Alors qu'il se négociait à 30 euros la tonne il y a un an sur le marché au comptant, le carbone a vu sa valeur divisée par 23, remettant ainsi en cause le concept de bourse au carbone mis en place par les signataires du protocole de Kyoto pour ne pas trop pénaliser les industries polluantes. |
En effet, la mise en place de quotas de pollution au CO2 en Europe a été compensée par la création d'une bourse européenne permettant l'échange de « droits à polluer » entre entreprises émettrices et entreprises plus vertueuses . Un système qui devait permettre de réduire notablement les émissions de gaz à effet de serre dont l'industrie européenne est responsable chaque année. C'était sans compter sur l'effondrement des cours, qui permet aujourd'hui d'acheter à moindre coût un potentiel d'émission et ainsi de retarder les investissements dans des technologies propres. La raison de cet effondrement tient dans le fait que les émissions d'un certain nombre de pays en 2005 se sont révélées nettement inférieures aux quotas plutôt généreux alloués à leurs entreprises , assorti d'une réserve des industriels qui n'ont pas voulu vendre tout de suite les quotas dont ils disposaient aux producteurs d'électricité pourtant demandeurs. |
L'excédent de quotas a ainsi entraîné l'effondrement du cours , qui ne devrait pas progresser significativement jusqu'à ce que la commission européenne ne rectifie le tir en durcissant les plans nationaux d'allocations de quotas (Pnaq). Le prochain portera sur la période 2008 à 2012, et Bruxelles a promis « d'être plus sévère avec les Etats membres », indique Morgane Créach, du Réseau action climat France (Rac). Un raté dans la politique visant à respecter les engagements des pays européens à Kyoto, qui révèle la difficulté de mettre en accord protection de l'environnement et compétitivité industrielle . Sources : Yahoo! Actualités Photo : © Olivier FRIGOUT olivier, pour la Rédaction.la rédaction |