Ces services sont généralement situés à Bruxelles et dans ses environs immédiats. Ainsi, on trouve le Musée Royal d'Afrique Centrale à Tervuren, l'Institut Royal des Sciences Naturelles et le Service géologique au cœur de la capitale, l'Institut royal météorologique et l'Observatoire royal à Uccle, le Planétarium à Laeken, etc. Quant au Jardin Botanique National, situé à Meise (en territoire flamand à une douzaine de kilomètres du centre de Bruxelles), pour des raisons historiques liées à l'histoire du pays, il est resté attaché au ministère fédéral de l'Agriculture. Quel est le problème ?, nous direz-vous. Contrastes saisissants C'est un collectif de professeurs d'universités et de scientifiques (Université de Louvain, Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, Université Libre de Bruxelles, Université de Liège…) qui vient de tirer la sonnette d'alarme : « Le Jardin Botanique National de Belgique est devenu l'enjeu d'un débat institutionnel. » En d'autres termes, ce fleuron dans le domaine de la botanique (collections d'herbiers exceptionnelles avec plusieurs millions d'échantillons, documentation extraordinaire, outils de recherche pour la conservation du patrimoine naturel …) est l'enjeu de basses manœuvres politiciennes qui mettent en péril son rôle de ressources didactiques utilisées par les étudiants et chercheurs de tout le pays. Pourtant, comme ces scientifiques le soulignent : « Le Jardin Botanique National de Belgique doit rester l'outil de tous » (« Le Soir »). Alors qu'il semble que divers politiques d'une communauté (flamande) souhaitent s'approprier ce fleuron, d'où la réaction des signataires de l'appel à la raison et au bon sens paru dans « Le Soir », il y a encore de bonnes nouvelles en Belgique : le ministre wallon de l'Energie, André Antoine, a déclaré au quotidien « La Dernière Heure » qu'il allait placer du photovoltaïque (conversion d'énergie lumineuse en énergie électrique) à son domicile privé. |
Pourquoi cette déclaration ? « Afin qu'elle inspire tous les Wallons » , dit-il, tout en annonçant que le futur projet Espace allait permettre d'équiper en panneaux photovoltaïques les parcs wallons d'activités économiques. Ainsi, dans ce même petit pays, mais aux communautés linguistico-politiques en état d'ébullition, les contrastes en matière d'écologie et de patrimoine naturel sont parfois saisissants. Néanmoins, la population, dans sa grande majorité et loin de toutes considérations politiciennes, souhaite vivement que les « décideurs » se penchent davantage sur « l'urgence écologique » dans la société. En effet, quelque 40 000 citoyens, associations, administrations et entreprises (300 !) ont signé le Pacte écologique belge visant, donc, à faire de l'urgence écologique un déterminant majeur des choix politiques. Assurément, certains politiques répondent à ce vœu populaire, alors que d'autres sont encore à la traîne. Pierre Guelff
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