L'actualité écologique commentée depuis Bruxelles, capitale de l'Europe. La très grave crise financière, qui a pris naissance aux Etats-Unis, s'étend comme une traînée de poudre en Europe, voire sur l'ensemble de la planète. Lehman Brothers, Washington Mutual, Bradford&Bingley, Fortis, Dexia, une banque régionale allemande, à Tokyo…, c'est la débandade et un vent de panique se lève parmi les « petits » et, bien sûr, « gros » épargnants Réaction du parti Ecolo-Belgique face au crash « Fortis » : « Ecolo prend acte de l'opération menée par les gouvernements du Benelux (Belgique, Pays-Bas et Grand-Duché de Luxembourg) en vue de sauver les avoirs des clients et les emplois du groupe Fortis. |
Etant donné les délais et les circonstances (faiblesse du nombre d'offres et valeur de celles-ci), la réaction adoptée apparaît proportionnée à la gravité de la situation. Toutefois, pareille (re)nationalisation partielle soulève de graves questions tant sur la manière dont le secteur financier envisage sa propre responsabilité, que sur la déconnexion qu'il entretient entre économie boursière et économie réelle. » Etrangement (?), la veille de ce sauvetage, l'Etat belge – déjà endetté pour des siècles ! – annonçait des difficultés budgétaires avec un manque de 5 milliard d'euros et, ô surprise !, quelques heures plus tard apportait plus de 4 milliards à Fortis ! Un Etat qui est même obligé de se défaire de son patrimoine immobilier pour tenter de boucher quelques trous (des gouffres, oui !). Comprenne qui pourra ! Quand tout déraille ! Un comble (une indécence ?), est donc atteint avec cette aide étatique au secteur privé : « Quand l'Etat vole au secours des banques, c'est le paradigme même du capitalisme qui se renverse. Il est ainsi écœurant d'entendre aujourd'hui encore d'éminents responsables de marchés soutenir avec conviction que « le système a parfaitement fonctionné ». Pour Ecolo, ce type de propos démontre combien il est crucial de confronter les acteurs financiers à leur immense responsabilité. Pour Ecolo, les institutions bancaires bénéficiant actuellement de l'aide de l'Etat doivent veiller en premier lieu à rembourser les contribuables. Il est inconcevable que lorsque tout va bien, seuls les banques et leurs actionnaires en tirent profit, et que, lorsque tout déraille, les seuls contribuables assument tous les risques. |

» Quelles solutions ? Alors qu'en cas de faillite d'une banque, un Fonds dédommagerait les clients (généralement 20.000 euros/client/banque) mais que d'aucuns se demandent si ce Fonds est suffisamment alimenté, Ecolo-Belgique en appelle à une régulation urgente : « Il est vital de reconnecter deux sphères qui, à l'évidence, vivent dans des mondes séparés. A titre d'exemple, chaque jour dans le monde, le système financier génère l'équivalent de 3.250 milliards d'USD en transactions boursières, alors que l'économie réelle ne produit que 65 milliards d'USD d'exportations. En ce sens, il est urgent de travailler sur diverses propositions de régulation renforcée déjà déposées par les Verts, même à l'échelle européenne. Réguler les fonds de pension, par exemple. (…) Il ne faut pas que le contribuable soit le grand perdant de l'opération Fortis ! » Langue de bois Didier Reynders, ministre libéral belge des Finances, au sujet de cet accord "Fortis" (dont des dirigeants reconnaissent enfin avoir fait des "erreurs") : "Il n'y aura aucun effet sur le budget et sur le contribuable, même s'il y a toujours un risque". La Palice en aurait dit tout autant ! Réaction d'un internaute sur lesoir.be, citant Adam Smith, théoricien du libéralisme : "Ce n'est pas de la générosité du boucher ou du brasseur que nous attendons notre morceau de viande ou notre pinte de bière, mais de leur égoïsme et de leur âpreté au gain". Remplacer "boucher" et "brasseur" par "banquier" et "financier" ne nous semble pas indécent ! Pierre Guelff.
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