Ainsi, on apprend que de « grandes » sociétés l'ont fait : « Les Belges emboîtent le pas : afficher un bilan carbone neutre. Même s'il faut payer. » Après un long développement de ces grandes compagnies qui sont devenues des sociétés « CO2 neutres », c'est-à-dire qu'elles n'ont pas pour autant arrêté d'émettre du carbone dans l'atmosphère, mais qu'elles ont décidé d'effacer leur ardoise en compensant leurs émissions, le quotidien pose quatre questions fondamentales qui, dans le fond, nous intéresse tous. 1. Le Bilan Carbone, c'est quoi ? Il s'agit d'une comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre. Ce bilan est cependant moins complet que l'empreinte écologique (voir notre rubrique du 19 octobre 2008). 2. Existe-t-il d'autres méthodes ? Oui, mais le Bilan Carbone jouit d'une crédibilité scientifique accrue car il tient compte des émissions en aval et en amont de l'activité. 3. Compenser, c'est quoi ? C'est investir dans des projets, via des organismes de compensation (trois en Belgique : co2logic.com ; climact.com ; compenco2.be), souvent dans des pays en voie de développement. |
Projets qui n'auraient pas nécessairement vu le jour sans cet apport financier. 4. Compenser, ça suffit ? La compensation doit être une démarche complémentaire à un effort de réduction des émissions ici même. En d'autres termes : ne serait-ce pas une démarche du style « bonne conscience » qui, dans le fond, est une manière hypocrite de s'autoriser de polluer en jouant la carte sensible de l'aide aux pays défavorisés ? Pierre Guelff.
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