Le commentaire était élogieux à cet égard : « Les autoroutes belges sont tellement bien éclairées qu'elles sont même vues par les cosmonautes qui gravitent dans l'espace. » Mais, depuis lors, crise pétrolière et problèmes climatiques à la clef, les mentalités doivent changer, comme le signale avec beaucoup de justesse le magazine « Terre Sauvage » : « Les lumières de la ville aveuglent le ciel de nos nuits, coulent jusque dans les vallées, déversent leurs torrents sur les littoraux. Une pollution lumineuse qui trompe, déroute, perturbe bon nombre d'animaux. Qui masque les étoiles. Sans parler du gaspillage occasionné… » Dans toute l'Europe, des mesures sont prises : six régions italiennes ont voté des lois réglementant l'éclairage extérieur autour des observatoires, en Angleterre, les citoyens peuvent porter plainte contre leur commune si l'éclairage public illumine l'intérieur de leur propriété, dans la province de l'Essex, extinction obligatoire des lampadaires entre minuit et 5 heures, sauf cas de force majeure, en France, plus particulièrement dans le Lubéron, des campagnes de sensibilisation contre la pollution lumineuse débouchent sur des modifications d'installations avec, par exemple, le placement de nouveaux lampadaires… Dans toute l'Europe ? Malheureusement, malgré quelques efforts, la Belgique reste en rade à cause de son illumination inconsidérée des autoroutes ; et l'argument, mille fois rabâché, stipulant que c'est pour la bonne cause, celle de la sécurité routière, ne tient pas la route, si nous osons dire. Effectivement, les plus récentes statistiques en la matière font état de 66.366 accidentés sur les routes belges, dont 1.069 tués en 2006, soit trois fois plus de tués par million d'habitants qu'en Suède, en Angleterre et aux Etats-Unis, également plus qu'en France, pire le baromètre de la sécurité routière belge évoque en cette fin 2007, une augmentation de 13,4% d'accidents ayant fait des blessés. |
Ainsi, l'éclairage inconsidéré des routes principales belges n'est-il pas la source d'accidents graves, les automobilistes se croyant en sécurité et prennent, alors, des risques fâcheux pour ladite sécurité ? Poser cette question semble déjà apporter une solution. Pierre Guelff.
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