L'actualité Nature & Environnement décryptée et commentée depuis Bruxelles, Capitale de l'Europe. Le spleen des moineaux belges (et autres) Il y a plus d'une décennie, en 1992 exactement, dans mon ouvrage « Le Matin des Géobiologues », puis dans de nombreux reportages, j'avais donné la parole à différents scientifiques qui alertaient nos « décideurs » politiques et industriels, ainsi que l'opinion publique, sur le danger présenté par les antennes-relais en matière de téléphonie mobile et sur l'usage intensif des GSM, téléphones portables à domicile… Il y était nettement question, exemples probants à l'appui, des champs électromagnétiques considérés comme des sources non négligeables de nuisances pour la santé. |
Une sinistre prémonition Sinistre prémonition ou non de leur part, une vingtaine de leurs collègues américains, médecins pour la plupart, viennent de corroborer leurs avertissements en publiant un rapport (« Bio Initiative ») où l'alarme est particulièrement sévère : - Le déploiement sans entrave des technologies sans fil est vraisemblablement risqué. Il y a un risque accru de leucémie infantile, de cancer du cerveau, de problèmes nerveux, de modification de l'ADN, de la maladie d'Alzheimer, de troubles du sommeil, de problèmes acoustiques aigus… Des dispositions aux systèmes existant doivent être rapidement initiées. Concernant les antennes-relais, deux chercheurs belges de l'Inbo (Institut flamand de recherche pour la nature et la forêt) viennent, aussi, de déposer un rapport inquiétant sur le phénomène des champs électromagnétiques. Ainsi, ils ont réalisé une étude approfondie à 150 endroits se situant à proximité de quartiers résidentiels et ont enregistré les mesures des champs électromagnétiques générés par lesdites antennes-relais. Un résultat, parmi d'autres : - Nous constatons une réduction des moineaux qui va jusqu'à 75% dans les localisations où l'on mesure 0,4 à 0,5 volt par mètre en comparaison à des endroits où les champs sont évalués à 0,1 à 0,2 volt par mètre. |
Autre constat : la téléphonie mobile peut engendrer une diminution de 50 à 60% de la capacité de reproduction des insectes. Durant ce temps, à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), située à Genève, Emilie van Deventer, spécialiste des rayonnements électromagnétiques, déclare (au quotidien belge « Le Soir »), entre autres : - Il n'existe aucun élément scientifique probant confirmant d'éventuels effets nocifs des stations de base et des réseaux sans fil… Cette même spécialiste signale, quand même, que l'Agence internationale de recherche contre le cancer présentera les résultats d'une vaste étude sur la problématique en… 2008. Pierre Guelff
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