Aloan Boisserie, membre depuis la création de notre association est un grand voyageur. Reporter et découvreur de talents et il nous en fait profiter. Après Los Belkings, qui marchent sur les traces des shadows au Pérou, nous sommes heureux de vous faire découvrir maintenant en avant première en France , le groupe de reggae chilien : Iration . (Les fichiers audio sont à la fin de l'article). Iterview sur place d'Aloan Boisserie : A. |
B. : Mario Zamorano, chanteur de Iration, groupe de reggae Chilien qui s´est formé dans les caraïbes, partage avec nous quelques-unes de ses pensées : M. Z. : Le reggae, le rastafarisme est une manière de vivre qui a commencé dans les années cinquante en Jamaïque et qui a touché le monde entier en une cinquantaine d´années. C´est une force qui est toujours en train de grandir, qui trouve son peuple. Le reggae touche aussi les pays éloignés aux confins du monde comme le Chili. A.B. : On a du mal a imaginer ce qu´il en est du reggae au Chili... M.Z. : Le reggae a commencé à grandir très vite. Le Gondwana est le groupe le plus commercial et il y a presque 30 groupes de reggae au Chili. A.B. : Et Iration, groupe indépendant revenu au pays après un exil et qui s´impose par sa qualité de son et la puissance de sa musique... M.Z. : Iration signifie création , c´est l´histoire de trois frères qui sont partis quand le coup d´état emmené par Augusto Pinochet a frappé le Chili en 1973. Ils sont partis avec leurs parents aux Caraïbes quand il y avait une situation épouvantable dans le pays, beaucoup d´atteintes aux droits de l´homme. Et là-bas, ils ont absorbé toute la manière de vivre rasta et le reggae. Iration est né en 1981, avec les trois frères Zamorano : Patricio, Gino et Mario. Nous sommes arrivés au Chili en 2001 et nous avons commencé le travail. Nous avons joué au stade national pour le premier hommage à Bob Marley avec plus de 80.000 personnes, le plus grand concert reggae au Chili. Le gouvernement ne pouvait pas croire qu´un tel phénomène s´était développé ! Le Chili commence seulement maintenant à s´ouvrir après une longue oppression . Iration a aussi eu l´honneur de jouer avec le fils de Bob Marley, Kimani Marley. Et en 2003, Iration a fait un grand concert en invitant Andrew Tosh, le fils de Peter Tosh. A.B. : Qu´est-ce qui donne à Iration sa force ? M.Z. : L´influence est les sources d´inspiration majeures d´Iration sont Dieu, Hailé Selassié, Bob Marley, Peter Tosh, la vibration que nous envoie nos frères tibétains, nos frères hindous, nos frères arabes. |

C´est ça la source d´inspiration. Ca donne un reggae roots, pas commercial, qui vient du coeur, une musique qui est une expression d´amour pur des apprentissages que la création nous donne. L´art peut changer le monde, la société, toute forme d´expression artistique peut transmettre un message de paix, d´amour, de tolérance. Le but d´Iration est de réveiller la conscience du monde à travers la musique. A.B. : Que vous inspire la situation de notre planète aujourd´hui ? M.Z. : La manière dont on est en train d´empoissonner notre planète est préoccupante. Que va-t-ton laisser aux futures générations si on continue à faire de l´argent, à chercher du pétrole ? La terre commence à manifester qu´elle n´est pas en bonne santé. Nous sommes en train de tuer notre mère. C´est ma première préoccupation. Ma deuxième grande préoccupation, c´est l´esprit humain, la manière de penser, de vivre. Les gens spirituels commencent à se réveiller mais la majorité des gens ne sont pas en vie, ils vivent dans le mensonge, dans l´illusion. Et les gens tuent pour être dans l´illusion. Si tout le monde pensait de manière bonne avec une santé mentale et spirituelle, il pourrait y avoir plus d´amour dans le monde, moins de personnes tuées. J´ai habité en France 4 ans et j´aimerais écrire une chanson en français sur ce sujet. A.B. : Vous verra-t-on sur scène en Europe ? M.Z. : J´espère que oui. Il y a beaucoup de Chiliens en Europe, notamment en France, en Suisse. J´aimerais jouer en France parce que la France m´a apporté beaucoup par sa culture intégrant des gens de nombreuses nationalités. C´est mon rêve de jouer à Paris. A.B. : Un dernier message à faire passer ? M.Z. : Tranquilos, tout va bien se passer. Love, Love, Love! Contact direct : Cliquez ici
Les reportages :   fred, pour la Rédaction. |