Le gluten : tant de raisons de diminuer sa consommation !

Avez-vous déjà essayé d’aller manger au restaurant avec une personne intolérante ou pire, allergique au gluten ? Moi oui, et je peux vous dire que le choix est mince ! Il vous reste les crêperies bretonnes, celles qui font leurs galettes exclusivement à base de farine de sarrasin, les restaurants asiatiques où prédomine le riz, et certains restaurants alternatifs biologiques ou végétariens, qui sont en général plus compréhensifs face à ce genre de restrictions. Autant vous dire, c’est la galère ! Autant vous dire que le gluten, on en mange à toutes les sauces, au propre comme au figuré.

Petit rappel pour celles et ceux qui ont oublié : le gluten est un mélange de protéines. On le retrouve dans les céréales, c’est cette substance qui fait lie le pain et lui donne sa texture aérée. Sans rentrer dans les détails, il en existe de multiples sortes. Ce que l’on sait, c’est que les variétés de blé cultivées aujourd’hui en contiennent davantage qu’avant, mais aussi de différente sorte que l’on nomme « macro gluten », des protéines longues et rigides. Les variétés de blé anciennes quant à à elles contiennent des glutens courts et flexibles… Dans le second cas, il s’agit de variétés à la structure génomique pure, telle que la nature nous les ont offertes, plus équilibrées, plus adaptées et moins nocives.

Or, un français mange en moyenne 58 kilos de pain « moderne » par an, sans compter les autres céréales, ou produits dérivés comme les pâtes, la semoule, les desserts…

En fait, nous consommons de plus en plus de gluten parce qu’il est rajouté partout, de plus en plus, dans les produits industriels. Coïncidence ou pas, les intolérances voire même plus grave les allergies se multiplient dans les pays grands consommateurs, autrement dit en Occident. Cette substance, nous l’avons vue, est comme une colle. Elle tapisse petit à petit les parois des intestins, et empêche les petits villosités de travailler, entraînant carences, malnutrition, fatigue, perte d’énergie, problèmes digestifs variés, articulations douloureuses, prise de poids et bien d’autres symptômes que l’on ne relie pas forcément à son sandwich quotidien !

Quoi qu’il en soit, si vous avez le moindre doute, ou si vous avez des problèmes digestifs, il ne vous coûtera pas grand chose de faire une cure de trois semaines sans gluten. Pourquoi trois semaines ? Parce que c’est le temps qu’il faut si vous souhaitez éventuellement déceler une allergie par prise de sang, qui mettra en évidence des anticorps spécifiques de la maladie, les antitransglutaminases. Une endoscopie peut être prescrite en plus en cas de doute.

Quoi qu’il en soit, cette expérience est positive à bien des égards. Pour ma part, elle m’a permis de découvrir des tas d’aliments nouveaux, et de varier considérablement ma cuisine. Mais aussi, j’ai pu constater une amélioration flagrante de mes problèmes intestinaux et digestifs. Même si le test s’est avéré négatif, j’ai opté pour un régime sans gluten en semaine et avec le week end, histoire de garder de bonnes habitudes sans me frustrer et d’avoir une raison supplémentaire d’attendre la fin de semaine ! Pour plus d’informations sur ce sujet, un livre, celui de Valérie Cupillard, Sans gluten naturellement aux Editions la Plage.

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