La ménopause est une période aussi redoutée qu’inévitable dans la vie d’une femme. Il est assez injuste de constater que ses effets sont très variables d’une femme à l’autre : si certaines n’en souffrent que très modérément, d’autres vivent cette période comme un calvaire. Et les symptômes qu’elles vivent les handicapent dans la vie quotidienne. Cette chronique ne s’adresse pas aux 15% de femmes asymptomatiques…

Bien sûr, de nombreux symptômes peuvent être diminués par des traitements hormonaux substitutifs. Mais si on souhaite les éviter à cause de leurs effets secondaires, il reste tout de même quelques traitements naturels à essayer en amont pour se préparer et vivre une ménopause plus sereine.

L’hygiène de vie joue un rôle prépondérant : si vous ne l’avez pas encore fait, il est souhaitable de mettre l’accent sur une alimentation saine, et dès la quarantaine, favoriser quotidiennement les aliments riches en œstrogènes, pour palier à la diminution de sa production par l’organisme.

Consommez donc soja et germes de soja, graines de lin écrasées, graines de sésame, d’anis, de citrouille, de tournesol… Mais aussi concombre, maïs, pommes, chou, betterave, olive, papaye, avoine, pois, ail, haricots verts… Il est aussi important de favoriser les crucifères c’est à dire légumes de la famille des choux, car ils aident le foie à se maintenir en bonne santé, et ainsi favorisent l’équilibre hormonal.

Par ailleurs, bien s’hydrater permet de lutter contre les bouffées de chaleur : un litre et demi d’eau par jour est nécessaire. Parallèlement, il est nécessaire de diminuer sa ration alimentaire et d’éviter les excès de graisses saturées, de viande, de produits laitiers et raffinés, dont le sucre bien sûr. Si vous craignez de manquer de protéines et donc de perdre votre masse musculaire, misez sur le soja. Il a fait l’objet d’une controverse, mais ne présente pas de danger pour la santé. Les isoflavones qu’il contient ne sont pas des hormones, mais des régulateurs hormonaux. Leur spécificité ? Se fixer sur les récepteurs cellulaires des oestrogènes et les équilibrer. Avec pour effet une diminution des bouffées de chaleur la prévention de l’ostéoporose. A titre indicatif, il faut consommer entre 50 et 120 mg d’isoflavones par jour pour atténuer les symptômes de la ménopause.

Puisqu’il vaut mieux prévenir que guérir, je suggère aux femmes un bilan auprès d’un naturopathe vers la quarantaine, soit dix ans avant l’âge moyen de la ménopause. Il vous permettra de mettre en place une stratégie préventive spécifique à votre organisme. Il n’est jamais trop tard non plus pour apprendre à gérer son stress : les techniques ne manquent pas, à vous de chercher celle qui fonctionne pour vous. Prenez soin de vous, écoutez vous : la ménopause, c’est aussi un deuil à faire, celui de la possibilité de donner la vie. Même si cela n’est plus dans vos projets, cela peut perturber : n’hésitez pas à consulter un professionnel pour exprimer vos craintes et vos difficultés.

Côté plantes, la sauge peut diminuer les suées nocturnes. Piloselle et orthosiphon luttent contre la rétention d’eau. Les huiles d’onagre, de bourrache et d’argousier vont aider les muqueuses asséchées. Un conseil, essayez toutes les alternatives naturelles avant de vous lancer dans un traitement hormonal. Et puis parlez-en entre amies : rien de tel que de s’échanger des astuces en toute bienveillance amicale pour dédramatiser et se sentir moins seule. Courage à toutes celles qui traversent cette période, sachez qu’elle ne dure guère plus que quelques années.

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