10:06 - lundi octobre 23, 2017

Pas de réseau électrique ? Des lampadaires solaires diffusent lumière et énergie

Lu 503 fois Robot Automatique Commentaires fermés sur Pas de réseau électrique ? Des lampadaires solaires diffusent lumière et énergie
single-thumb.jpg

En 2015, plus d'un milliard de personnes dans le monde ne sont pas encore reliées au réseau électrique, chiffre un rapport de la banque mondiale. Ce nombre se réduit d'années en années, mais cette électrification est longue et coûteuse lorsqu'il s'agit d'équiper des très zones isolées, avec des moyens classiques. Dans ces zones, les panneaux photovoltaïques constituent une solution intéressante pour mettre rapidement en place de petits réseaux indépendants. Ainsi, la société française Sunna Design développe depuis 2010 une solution qui rassemble plusieurs innovations technologiques. Elle consiste en des lampadaires surmontés de panneaux solaires et équipés d'une batterie NiMH (nickel-hydrures). D'après l'entreprise, cette technologie, développée en partenariat avec l'INES (institut national de l'énergie solaire), permettrait à la batterie de fonctionner même dans un environnement où la température est très importante (jusqu'à 70°C) et ce pendant dix ans. "C'est bien plus que les batteries au plomb qu'il faut remplacer tous les 2 à 4 ans" chiffre Jean-Baptiste Lenoir, directeur des nouveaux marchés pour l'entreprise, que Sciences et Avenir a rencontré à la galerie des solutions du Grand Palais durant la COP21.

Jean-Baptiste Lenoir, de Sunna Design, nous présente le lampadaire solaire qui éclaire et électrifie les maison alentours. ©Erwan Lecomte/Sciences et Avenir

L'énergie stockée par cette batterie permet au lampadaire de fournir de l'électricité pendant deux à trois nuits avant qu'une autre recharge ne soit nécessaire. Cette électricité est redistribuée soit à des rangées de diodes lumineuses à basse consommation, soit via des câbles à des boîtiers électriques placés dans des maisons alentours. Les habitants peuvent alors brancher dessus un dispositif d'éclairage fait de lampes à basse consommation, ou recharger leurs appareils électroniques (portables, radios, baladeurs...) via le jeu de câbles fournis.

Adieu piles, bougies, kérosène...Un dispositif remboursé en trois ans!

L'électricité ainsi fournie aux habitants n'est pas gratuite "mais elle revient moins cher que d'acheter régulièrement des bougies ou des piles pour recharger les lampes torches ou les radios" assure Jean-Baptiste Lenoir. "Les 600 millions d'Africains qui n'ont accès à l'électricité dépensent jusqu'à 30% de leurs revenus en bougies, piles et kérosène. Et 80% d'entre eux possèdent un téléphone mobile : pour le charger, ils doivent parfois faire des kilomètres et payer jusqu'à 50 centimes d'euros" avance la start-up, qui facture 20 centimes d'euros par jour l'accès à ce service. Un service contrôlé à distance en temps réel. Avec ce tarif, l'entreprise assure qu'il est possible de rembourser en trois ans les frais de fourniture et d'installation de ce lampadaire (un peu plus de 1700 euros) qui alimente huit foyers.

Sunna Design entend d'ailleurs non pas faire financer le déploiement de ses infrastructures via du crowdfunding (financement participatif) mais via du "crowdlending". Le principe, comme son nom l'indique, consiste à prêter de l'argent qui sera remboursé en 36 mois avec intérêt au fil du déploiement de ce dispositif. Aujourd'hui, Sunna Design aurait déjà mis en place 5000 de ces lampadaires. La prochaine étape est d'en déployer 500 au Sénégal début 2016, grâce au succès de la campagne de prêt participatif en cours.

En 2015, plus d’un milliard de personnes dans le monde ne sont pas encore reliées au réseau électrique, chiffre un rapport de la banque mondiale. Ce nombre se réduit d’années en années, mais cette électrification est longue et coûteuse lorsqu’il s’agit d’équiper des très zones isolées, avec des moyens classiques. Dans ces zones, les panneaux photovoltaïques constituent une solution intéressante pour mettre rapidement en place de petits réseaux indépendants. Ainsi, la société française Sunna Design développe depuis 2010 une solution qui rassemble plusieurs innovations technologiques. Elle consiste en des lampadaires surmontés de panneaux solaires et équipés d’une batterie NiMH (nickel-hydrures). D’après l’entreprise, cette technologie, développée en partenariat avec l’INES (institut national de l’énergie solaire), permettrait à la batterie de fonctionner même dans un environnement où la température est très importante (jusqu’à 70°C) et ce pendant dix ans. “C’est bien plus que les batteries au plomb qu’il faut remplacer tous les 2 à 4 ans” chiffre Jean-Baptiste Lenoir, directeur des nouveaux marchés pour l’entreprise, que Sciences et Avenir a rencontré à la galerie des solutions du Grand Palais durant la COP21.

Jean-Baptiste Lenoir, de Sunna Design, nous présente le lampadaire solaire qui éclaire et électrifie les maison alentours. ©Erwan Lecomte/Sciences et Avenir

L’énergie stockée par cette batterie permet au lampadaire de fournir de l’électricité pendant deux à trois nuits avant qu’une autre recharge ne soit nécessaire. Cette électricité est redistribuée soit à des rangées de diodes lumineuses à basse consommation, soit via des câbles à des boîtiers électriques placés dans des maisons alentours. Les habitants peuvent alors brancher dessus un dispositif d’éclairage fait de lampes à basse consommation, ou recharger leurs appareils électroniques (portables, radios, baladeurs…) via le jeu de câbles fournis.

Adieu piles, bougies, kérosène…Un dispositif remboursé en trois ans!

L’électricité ainsi fournie aux habitants n’est pas gratuite “mais elle revient moins cher que d’acheter régulièrement des bougies ou des piles pour recharger les lampes torches ou les radios” assure Jean-Baptiste Lenoir. “Les 600 millions d’Africains qui n’ont accès à l’électricité dépensent jusqu’à 30% de leurs revenus en bougies, piles et kérosène. Et 80% d’entre eux possèdent un téléphone mobile : pour le charger, ils doivent parfois faire des kilomètres et payer jusqu’à 50 centimes d’euros” avance la start-up, qui facture 20 centimes d’euros par jour l’accès à ce service. Un service contrôlé à distance en temps réel. Avec ce tarif, l’entreprise assure qu’il est possible de rembourser en trois ans les frais de fourniture et d’installation de ce lampadaire (un peu plus de 1700 euros) qui alimente huit foyers.

Sunna Design entend d’ailleurs non pas faire financer le déploiement de ses infrastructures via du crowdfunding (financement participatif) mais via du “crowdlending”. Le principe, comme son nom l’indique, consiste à prêter de l’argent qui sera remboursé en 36 mois avec intérêt au fil du déploiement de ce dispositif. Aujourd’hui, Sunna Design aurait déjà mis en place 5000 de ces lampadaires. La prochaine étape est d’en déployer 500 au Sénégal début 2016, grâce au succès de la campagne de prêt participatif en cours.

Lire l’article complet : Sciences et Avenir

The following two tabs change content below.
AVERTISSEMENT : Les communiqués de presse publiés dans cette rubrique ne sont pas rédigés par la rédaction de Fréquence Terre qui se dégage de toute responsabilité des propos qui sont tenus et rédigés par les tiers qui publient dans cette rubrique. Les informations contenues dans cette rubrique ne sont pas vérifiées par nos soins, vous pouvez toutefois nous signaler un contenu qui vous semblerait inapproprié en laissant un commentaire ou en nous contactant directement via notre formulaire de contact (accessible en bas de page).

Sea, sel and sun : déssaler l’eau de mer avec le soleil

Comment agir pour que le froid ne réchauffe pas le climat

Suggestions
Commentaires fermés