10:02 - lundi octobre 23, 2017

A Paris, le pic de pollution le plus important de ces 10 dernières années

Lu 497 fois Robot Automatique Commentaires fermés sur A Paris, le pic de pollution le plus important de ces 10 dernières années

SEUILS. Avec une concentration maximum journalière de 146 microgrammes par m3 (µg/m3) en particules fines enregistrée en centre urbain, les niveaux de jeudi (1er décembre) figurent parmi les épisodes hivernaux les plus importants de ces dix dernières années” révèle l’association de mesure de la qualité de l’air en Ile-de-France Airparif. Le seuil d’information et de recommandations est de 50µg/m3 sur 24h et de 80µg/m3 pour le seuil d’alerte. Cet épisode est lié à une situation anticyclonique qui fait que l’absence de vent empêche la dispersion des polluants. Par ailleurs la capitale subit un phénomène d’inversion thermique des températures. Le sol est refroidi par des températures nocturnes basses si bien que les couches atmosphériques de surface sont plus froides que les masses d’air supérieures. Cela crée un effet de couvercle qui colle les émissions au sol.

Une situation météo défavorable qui dure

Cette situation devrait se prolonger toute la semaine. Airparif s’est penché sur ses archives. Un tel épisode est déjà survenu en janvier 2009 et décembre 2007. La capitale baigne dans un air pollué bien au-delà des niveaux définis par arrêtés préfectoraux. L’Agence régionale de santé (ARS) recommande donc aux personnes vulnérables (femmes enceintes, nourrissons, jeunes enfants, individus de plus de 65 ans, personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires, d’asthme ou d’insuffisances respiratoires) et aux personnes sensibles (diabétiques, personnes immunodéprimées ou souffrant d’affections neurologiques) de réduire les activités physiques intenses en extérieur obligeant à respirer par la bouche. L’ARS conseille également d’éviter les travaux polluants comme l’usage de solvants ou la consommation de tabac. Enfin, les personnes vulnérables doivent éviter de sortir le matin et le soir lors du pic de circulation automobile et ne pas fréquenter les abords des grands axes routiers.

Car ce pic de pollution est généré par deux sources principales : la circulation automobile et le chauffage domestique notamment le chauffage au bois. Pour diminuer la pollution, la Préfecture de police a donc ordonné depuis le 2 décembre une réduction de 20 km/h de la vitesse autorisée sur tous les axes de l’Ile-de-France et a imposé aux poids lourds en transit de plus de 3,5 tonnes de contourner la capitale par la Francilienne. Les établissements industriels doivent aussi réduire leurs émissions et le chauffage individuel au bois est interdit, mesure qui aurait dû être définitive avec un arrêté du 1er janvier 2015, avant que Ségolène Royal n’intervienne pour supprimer cette interdiction. La Ville de Paris a de son côté décidé de la gratuité du stationnement résidentiel. Mais Anne Hidalgo réclame du Préfet de police qu’il active la circulation alternée consistant à autoriser l’usage des voitures individuelles selon le numéro pair ou impair de leurs plaques d’immatriculation. Au Conseil Régional, Valérie Pécresse réclame également la mise en œuvre de cette mesure et veut même que cette mesure soit prise automatiquement dès lors que les seuils sont dépassés. Ce 5 décembre, cette décision n’avait pas été prise, alors que les niveaux de pollution empirent après un week-end où une légère reprise de vent avait permis de faire baisser les seuils. Les transports en commun sont cependant gratuits dans toute la région. Le Conseil régional annonce par ailleurs le déblocage de 1 million d’euros pour accélérer le remplacement des vieilles chaudières au bois.

Voies sur berges : la polémique continue

Cet épisode de pollution devrait faire repartir la polémique sur l’interdiction de circulation sur les voies sur berges de la rive droite de Paris décidée par Anne Hidalgo. Ses opposants et notamment la Présidente de la région, Valérie Pécresse, estiment que cette mesure provoque des embouteillages qui augmentent les émissions de polluants. Ce que dément la Ville de Paris. Selon les décomptes officiels en effet, après avoir augmenté en septembre au moment de la fermeture des voies sur berges, la circulation a baissé en octobre. “Cette donnée confirme que les automobilistes sont de plus en plus nombreux à adapter leur itinéraire ou à avoir recours à d’autres modes de transports”, affirme la mairie de Paris. Des chiffres que conteste le Conseil Régional qui affirme qu’au contraire la circulation a augmenté sur les axes de contournement des voies sur berges.

Lire l’article complet : Sciences et Avenir

The following two tabs change content below.
AVERTISSEMENT : Les communiqués de presse publiés dans cette rubrique ne sont pas rédigés par la rédaction de Fréquence Terre qui se dégage de toute responsabilité des propos qui sont tenus et rédigés par les tiers qui publient dans cette rubrique. Les informations contenues dans cette rubrique ne sont pas vérifiées par nos soins, vous pouvez toutefois nous signaler un contenu qui vous semblerait inapproprié en laissant un commentaire ou en nous contactant directement via notre formulaire de contact (accessible en bas de page).

“Un mort par jour” à cause de la pollution à Lyon

Quels sont les responsables de l’actuel pic de pollution ?

Suggestions
Commentaires fermés