10:07 - lundi octobre 23, 2017

Pic de pollution à Paris : affluence dans les services d’urgences pédiatriques

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Entre le 30 novembre et le 7 décembre 2016, l’agglomération parisienne a été touchée par le plus important épisode de pollution hivernal de ces dix dernières années. Une pollution aux particules fines PM10 (caractérisées par un diamètre inférieur à 10 microns) qui pénètrent profondément dans les poumons et peuvent déclencher des réactions inflammatoires favorisant la survenue de maladies pulmonaires, comme l’asthme ou la bronchite. Le pic de pollution parisien a-t-il déclenché une vague de problèmes respiratoires chez ses habitants ? L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a publié un premier bilan sur son site internet, centré sur les urgences pédiatriques.

Plus de 2000 enfants se sont rendus aux urgences pour pathologies respiratoires

“2045 patients ont consulté aux urgences pédiatriques de l’AP-HP pour pathologies respiratoires entre le 30 novembre et le 7 décembre 2016, contre 1516 pour la même période, en 2015”, résume l’AP-HP. Soit une hausse de 35 % des consultations. L’AP-HP parle “d’augmentation modérée par rapport à la même période des autres années (de 2010 à 2015)”, “difficile à interpréter”, à cause des virus hivernaux, notamment celui de la bronchiolite. Même prudence du côté de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, sollicitée par Sciences et Avenir : “Ces derniers jours, les indicateurs spécifiques surveillés dans le cadre de l’épisode de pollution (asthme, difficultés respiratoires, maladies coronariennes…) sont dans les valeurs attendues à cette période de l’année, nous est-il indiqué. Toutefois, l’absence de variation significative immédiate des indicateurs sanitaires ne doit pas être interprétée comme une absence d’impact de la pollution de l’air ambiant sur la santé. Seule une analyse rétrospective permettant de contrôler les facteurs concomitants potentiellement associés (virus hivernaux, etc.) à la pollution et à l’impact sanitaire observé, peut donner une estimation fiable de l’effet sur la santé de la pollution.”

Les particules fines PM2.5 incriminées dans l’asthme chez l’enfant

Le bilan rapide des urgences pédiatriques durant le pic de pollution parisien a été mené dans le cadre d’une étude plus large, baptisée “Pollux”, pilotée par le Dr Chappuy, pédiatre urgentiste de l’hôpital Trousseau et le Pr Jean-Marc Treluyer, de l’Unité de recherche clinique Necker-Cochin. Ces deux médecins ont mis en évidence une corrélation entre les polluants présents dans l’air et les “exacerbations” de l’asthme chez des milliers d’enfants de moins de 18 ans venus aux urgences de l’AP-HP entre mars 2010 et septembre 2015 : “sur 1,3 million de patients (âgés de 0 à 18 ans) recensés sur cette période, plus de 47.000 se sont vu poser l’asthme comme diagnostic principal”, explique l’AP-HP.

Cette vaste étude met en cause les particules fines PM2.5 (d’un diamètre inférieur à 2,5 microns, plus petites donc que les PM10) : lorsque la concentration dans l’air de particules PM2.5 passe de 0 à 25 microgrammes par mètre cube (la limite européenne), les diagnostics d’asthme augmentent potentiellement de 50 %, avec un “effet plateau” au-delà : les diagnostics cessent de se multiplier, car l’organisme est saturé. “Les PM2.5 sont associées, de manière indépendante par rapport aux autres variables, aux passages pour asthme aux urgences”, résume ainsi l’AP-HP. Ce n’est pas la première fois que l’on constate une hausse du nombre de passages aux urgences pour asthme durant un pic de pollution : déjà en mars 2014, la ministre de la santé Marisol Touraine faisait état d’une augmentation inhabituelle des consultations pour asthme dans les services d’urgence pédiatrique en région parisienne, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans.

Lire l’article complet : Sciences et Avenir

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