2:06 - dimanche novembre 19, 2017

En Afrique subsaharienne, l’immense défi de la désertification

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By Nabil Ben Khatra, Ingénieur agronome, Coordinateur du programme « Environnement » pour l’Observatoire du Sahara et du Sahel, Institut national agronomique de Tunisie (INAT)

Collecte d’eau dans l’un des nombreux puits creusés dans le lit d’une rivière asséchée dans la région de Dierma au Burkina Faso. Marc Bournof/IRD

Les zones sèches représentent aujourd’hui plus de 41 % des terres émergées du globe et abritent plus de 2 milliards d’individus.

Elles sont le théâtre de processus continus de dégradation des terres, aggravés par les aléas climatiques – la sécheresse tout particulièrement – et la pression liée aux activités humaines (y compris la croissance démographique et les pratiques de gestion des ressources naturelles mal adaptées). L’ensemble de ces facteurs hypothèque fortement la capacité des populations à s’adapter à un environnement de plus en plus difficile.

En Afrique, durant les années 1970, les sécheresses ont eu des conséquences terrifiantes dans un contexte déjà fragilisé. Les images de leurs impacts sont encore gravées dans la mémoire collective. Elles auront été déterminantes dans la tenue de la Conférence des Nations unies sur la désertification organisée en 1977 à Nairobi.

Au-delà de la reconnaissance par la communauté internationale – depuis le Sommet de la Terre de Rio en 1992 avec l’adoption de la Convention internationale de lutte contre la désertification –, se pose la question de la compréhension et de l’évaluation de cette désertification et des solutions durables pour la combattre. L’inclusion récente du concept de neutralité en matière de dégradation des terres dans les Objectifs de développement durable par les Nations unies fait de la lutte contre la désertification un véritable enjeu de développement, de (re)connexion sociétés-milieux et de bien-être de l’Homme.

Des millions d’hectares qui disparaissent

La situation est aujourd’hui tout particulièrement sensible dans les pays subsahariens où l’économie repose à plus de 80 % sur l’exploitation des terres pour assurer les moyens de subsistance. Monique Barbut, la Secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, rappelait à ce propos que près de 12 millions d’hectares de terres arables disparaissent chaque année dans le monde en raison de la désertification et de la sécheresse, alors qu’on aurait pu y cultiver 20 millions de tonnes de céréales !

Malgré la diversité et l’intensité des efforts déployés en matière de lutte contre la désertification, le défi que représente la dégradation des terres à l’heure du changement climatique dans les zones arides de l’Afrique n’est toujours pas résolu. Les enjeux environnementaux et sociétaux de cette question demeurent immenses et ses conséquences – en termes de sécurité alimentaire, de variations climatiques, de santé, de droit et d’équité sociale – préoccupantes.

Mais l’enrichissement progressif de la connaissance des causes, mécanismes et conséquences de la désertification permet aujourd’hui de penser de nouvelles solutions, tout particulièrement pour ce qui est de lutte contre la dégradation des terres et des sols.

Quelles bonnes pratiques ?

La réussite de tels projets et programmes dépend d’une approche intégrée incluant Plus…

Cette info vient du site : The Conversation

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