11:21 - mardi décembre 12, 2017

Quid du recyclage international du plastique maintenant que la Chine ne veut plus s’en charger ?

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Parce que la Chine occupe une position prédominante dans la fabrication mondiale de produits manufacturés, elle a été pendant longtemps le plus gros pays importateur au monde de toutes sortes de déchets recyclables. L'année derrière, les fabricants chinois ont importé 7,3 millions de tonnes de déchets plastiques provenant des pays développés dont le Royaume-Uni, les États-Unis, le Japon et les membres de l'Union européenne.

La fin de la " poubelle du monde

Mais en juillet 2017, la Chine a annoncé d'importants changements quant au contrôle de qualité des matériaux importés, en informant l'Organisation mondiale du commerce qu'elle interdirait les importations de 24 catégories de déchets recyclables et solides d'ici la fin de l'année. Cette campagne contre sa place de yang laji ou " poubelle du monde concerne les plastiques, textiles et papiers. La Chine importera ainsi bien moins de matériaux usagés qu'elle ne le faisait jusqu'ici et les remplacera par ceux collectés sur son territoire, issus des consommateurs de la classe moyenne – influencés par le mode de vie occidental et toujours plus nombreux.

Cette décision s'annonce d'ores et déjà lourde de conséquences. La Chine étant le principal marché à recueillir le plastique recyclé, l'on s'inquiète que les déchets qu'elle importe actuellement – et particulièrement les matériaux de faible qualité – ne puissent être envoyés nulle part ailleurs.

Aujourd'hui, 87 % du plastique recyclé de 27 États de l'Union européenne sont exportés directement ou indirectement – via Hong Kong – en Chine. L'année dernière, les États-Unis lui ont vendu 1,42 million de tonnes de débris plastiques, pour une valeur estimée à 495 millions de dollars.

Le plastique, ce matériau problématique

Qu'adviendra-t-il du plastique que ces pays collectent par des systèmes de recyclage des déchets ménagers une fois que les Chinois ne l'accepteront plus ? Quelles sont les alternatives ?

Les plastiques pourraient être incinérés et transformés en énergie. Il s'agit, après tout, de matériaux façonnés à base de combustibles fossiles, et qui brûlent extrêmement bien. En générant de l'électricité, ils pourraient ainsi permettre aux États de subvenir sans difficulté à leurs besoins en énergie.

On pourrait aussi les enfouir – mais ce n'est pas l'idéal – ou les stocker jusqu'à ce que l'on trouve de nouveaux marchés demandeurs de ce type de déchets. Mais cela causerait sans doute des problèmes, comme en témoignent les centaines d'incendies déclenchés sur des sites de stockage de matériaux recyclables.

Si le plastique est un matériau fiable et malléable – du film transparent alimentaire à l'emballage souple d'objets rigides comme les appareils électroniques –, les dégâts qu'il cause – notamment dans les océans – attirent de plus en plus l'attention.

Changer notre rapport au plastique

Un premier pas pour y remédier serait de limiter ses fonctions. Beaucoup d'objets jetables sont en plastique : quelques-uns sont jetables par nécessité Plus...

By Christine Cole, Research Fellow, Architecture, Design and the Built Environment, Nottingham Trent University

Parce que la Chine occupe une position prédominante dans la fabrication mondiale de produits manufacturés, elle a été pendant longtemps le plus gros pays importateur au monde de toutes sortes de déchets recyclables. L’année derrière, les fabricants chinois ont importé 7,3 millions de tonnes de déchets plastiques provenant des pays développés dont le Royaume-Uni, les États-Unis, le Japon et les membres de l’Union européenne.

La fin de la ” poubelle du monde

Mais en juillet 2017, la Chine a annoncé d’importants changements quant au contrôle de qualité des matériaux importés, en informant l’Organisation mondiale du commerce qu’elle interdirait les importations de 24 catégories de déchets recyclables et solides d’ici la fin de l’année. Cette campagne contre sa place de yang laji ou ” poubelle du monde concerne les plastiques, textiles et papiers. La Chine importera ainsi bien moins de matériaux usagés qu’elle ne le faisait jusqu’ici et les remplacera par ceux collectés sur son territoire, issus des consommateurs de la classe moyenne – influencés par le mode de vie occidental et toujours plus nombreux.

Cette décision s’annonce d’ores et déjà lourde de conséquences. La Chine étant le principal marché à recueillir le plastique recyclé, l’on s’inquiète que les déchets qu’elle importe actuellement – et particulièrement les matériaux de faible qualité – ne puissent être envoyés nulle part ailleurs.

Aujourd’hui, 87 % du plastique recyclé de 27 États de l’Union européenne sont exportés directement ou indirectement – via Hong Kong – en Chine. L’année dernière, les États-Unis lui ont vendu 1,42 million de tonnes de débris plastiques, pour une valeur estimée à 495 millions de dollars.

Le plastique, ce matériau problématique

Qu’adviendra-t-il du plastique que ces pays collectent par des systèmes de recyclage des déchets ménagers une fois que les Chinois ne l’accepteront plus ? Quelles sont les alternatives ?

Les plastiques pourraient être incinérés et transformés en énergie. Il s’agit, après tout, de matériaux façonnés à base de combustibles fossiles, et qui brûlent extrêmement bien. En générant de l’électricité, ils pourraient ainsi permettre aux États de subvenir sans difficulté à leurs besoins en énergie.

On pourrait aussi les enfouir – mais ce n’est pas l’idéal – ou les stocker jusqu’à ce que l’on trouve de nouveaux marchés demandeurs de ce type de déchets. Mais cela causerait sans doute des problèmes, comme en témoignent les centaines d’incendies déclenchés sur des sites de stockage de matériaux recyclables.

Si le plastique est un matériau fiable et malléable – du film transparent alimentaire à l’emballage souple d’objets rigides comme les appareils électroniques –, les dégâts qu’il cause – notamment dans les océans – attirent de plus en plus l’attention.

Changer notre rapport au plastique

Un premier pas pour y remédier serait de limiter ses fonctions. Beaucoup d’objets jetables sont en plastique : quelques-uns sont jetables par nécessité Plus…

Cette info vient du site : The Conversation

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