7:00 - lundi mai 21, 2018

Face à des ressources naturelles comptées, instaurons le revenu de transition écologique

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By Sophie Swaton, Maître d’enseignement et de recherche en durabilité opérationnelle, Université de Lausanne Repenser l’activité économique à l’heure où les ressources naturelles sont menacées. ShutterstockCe texte est publié en partenariat avec la revue numérique ” La pensée écologique, dirigée par Dominique Bourg.

L’idée d’un revenu de base inconditionnel, qui serait versé à chaque personne indépendamment de son activité professionnelle, anime les milieux académiques et politiques depuis plusieurs décennies. L’une des propositions les plus récentes, formulée par le Mouvement français pour un revenu de base, s’élève à hauteur du RSA (soit 465 euros par mois et par adulte pour 2015).

Pour justifier son instauration, ses partisans invoquent différents arguments de nature philosophique, économique, sociale ou politique.

En toile de fond, sont évoquées les inquiétudes liées à l’avenir du salariat dans une société en proie à de graves problèmes d’exclusion, d’enfermement dans des trappes à inactivité et à l’automatisation.

Le débat de la présidentielle

Le principe d’une rente inconditionnelle a ainsi connu un succès d’estime durant la campagne présidentielle française de 2017 ; il a été défendu par des candidats de gauche et de droite, de Benoît Hamon à Nathalie Kosciusko-Morizet.

Dans le secteur numérique, Elon Musk, le créateur de Tesla, SpaceX et PayPal, envisage le RBI comme une opportunité intéressante pour accompagner l’automatisation de l’économie : une forme de revenu sans contrepartie pour compenser les pertes d’emploi massives qui vont se poursuivre avec le développement continu et croissant de l’intelligence artificielle et de la robotisation.

Le fondateur d’eBay, Pierre Omidyar, a de son côté récemment affirmé investir près de 500 000 dollars pour mener sur douze ans une expérimentation avec une ONG dans plusieurs centaines de villages au Kenya. L’enjeu est de sensibiliser les dirigeants politiques à l’opportunité d’un RBI dans un pays pauvre où la main-d’œuvre considérée ” bon marché est aussi menacée aussi par l’automatisation et la mondialisation.

Mais face à l’ampleur des problèmes socio-économiques et écologiques, le RBI est-il vraiment la solution ? Peut-on attendre d’une seule mesure monétaire des effets aussi ambitieux et contradictoires que la sortie des trappes à chômage, l’émergence d’activités écologiques ou citoyennes, le retour à la consommation de masse et la création de liens sociaux ? Rien n’est moins sûr.

Nous avançons ici une proposition qui, si elle semble proche du RBI, est radicalement différente, s’appuyant sur une autre représentation sociétale.

      Social et écologie, même combat

L’enjeu principal concerne la combinaison des volets écologiques et sociaux. C’est autour de cette combinaison que tous les autres aspects s’articulent.

Prenons la question du chômage : avec la vague de robotisation qui s’annonce, les emplois sont menacés, des milliers de licenciements sont attendus, intensifiant le sentiment d’inutilité au sein de la population.

Pourtant, le travail reste encore générateur de lien social et porteur de sens. Alors, pourquoi attendre passivement que les vagues l’emportent ? Pourquoi ne pas prendre acte du fait que notre société évolue désormais dans un monde Plus…

Cette info vient du site : The Conversation

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