10:31 - mardi juin 19, 2018

Toits potagers en ville, ce n’est pas que pour faire joli

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By Baptiste Grard, Postdoctoral research fellow, Agro ParisTech – Université Paris-Saclay Sur le toit d’AgroParisTech. François Grunberg/Mairie de Paris, Author providedEn ville, la gestion des déchets, les épisodes de canicule, les risques d’inondations et l’approvisionnement alimentaire sont autant de défis à relever pour soutenir un développement durable des centres urbains.

Face à ces défis, les scientifiques s’intéressent de près à la végétalisation des zones urbaines : celle-ci peut en effet contribuer à produire des ressources alimentaires et à retenir de l’eau. Ces dernières années, de tels espaces verts se sont multipliés, notamment sur les toits, compte tenu de l’espace urbain limité. Ces espaces peuvent-ils vraiment faire la différence ?

Les promesses des toits urbains

Pour répondre à cette question, nous avons mis à l’épreuve de la science la pratique innovante des potagers sur les toits. Nos résultats – publiés en décembre 2017 dans la revue Agronomy for Sustainable Development – tirent un bilan positif. Le niveau de récoltes sur l’espace testé, à savoir le toit potager de l’école AgroParisTech, est bon et certains ” services écosystémiques sont au rendez-vous : rétention d’eau de pluie, recyclage des biodéchets et stockage du carbone.

C’est la première fois qu’une équipe de recherche mesure les services écosystémiques rendus par ces potagers ; à noter que dans ce cas précis, le toit potager est alimenté uniquement par des déchets urbains. Au vu de ces résultats, l’agriculture urbaine sur les toits pourrait bien devenir plus qu’un phénomène marginal au cœur des mégapoles.

Les toits peuvent en effet représenter jusqu’à 32 % des surfaces horizontales des villes. Il faut également souligner que le phénomène de conquête agricole de ces lieux est aujourd’hui porté par de nombreuses collectivités ; ainsi de Paris, au travers des appels à projets ” Parisculteurs ou encore de l'” Objectif 100 hectares d’espaces végétalisés dans la capitale d’ici à 2020. Ces expérimentations ont par ailleurs contribué à l’émergence de Topager et Cultures en ville, deux entreprises aujourd’hui bien implantées.

      Compost, vers de terre et terreau

C’est donc sur le toit de l’école AgroParisTech – baptisé ” Bertrand Ney, du nom du professeur à l’origine de sa création – dans le Ve arrondissement de Paris que notre équipe de recherche a mis en place un potager aérien. Trois objectifs pour ce projet : valoriser les ressources de la ville ; concevoir un système de culture low-tech simple à conduire ; ne pas recourir à l’utilisation d’intrants chimiques (pesticides ou engrais).

Les résultats présentés en décembre dans Agronomy for Sustainable Development correspondent à deux années (de mars 2013 à mars 2015) où ont été cultivées salades, tomates cerises et engrais verts dans 9 bacs en bois (type compostières de 90x90x40cm).

S’inspirant d’une technique utilisée dans les jardins depuis les années 1980 – la culture en lasagne –, les chercheurs ont comparé deux compositions de sol différentes à un sol témoin.

Le premier Plus…

Cette info vient du site : The Conversation

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