12:35 - lundi juin 25, 2018

Ce que chacun peut faire pour lutter contre le gaspillage alimentaire

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By Christine Gonzalez, Professeur des universités en sciences économiques et de gestion, Le Mans Université Denrées comestibles découvertes dans une benne à ordures. Taz/flickr, CC BYQuelques chiffres suffisent à comprendre l’ampleur de la problématique : dans le monde, un tiers des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillés ; en France, le consommateur est responsable d’un tiers du gaspillage alimentaire et jette chaque année 29 kilos d’aliments à la poubelle. Au-delà de ce constat chiffré, il est important de garder à l’esprit deux éléments essentiels : d’une part, un milliard de personnes souffrent de la faim ou de la malnutrition et d’autre part, l’alimentation représente entre 20 et 50 % de notre empreinte environnementale.

Le problème ainsi énoncé, le gaspillage alimentaire représente un scandale moral, une aberration, un contre-sens économique et social. Pourtant, c’est bien en reprenant ces mêmes arguments (d’un côté, le constat d’une pauvreté visible au quotidien et de l’autre, l’existence de denrées alimentaires non consommées et jetées) que Coluche proposait le lancement des Restos du cœur il y a plus de 30 ans.

Même si l’aversion envers le gaspillage alimentaire est largement exprimée par les consommateurs, leurs comportements n’en sont pas pour autant cohérents. La dimension environnementale a relancé depuis quelques années cette problématique qui se trouve de nos jours amplement débattue dans la presse.

Une volonté politique

Cette omniprésence médiatique renforce et se renforce par une volonté politique largement affichée. Le deuxième Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire, signé le 24 avril 2017, a fixé comme objectif de réduire le gaspillage de moitié d’ici l’horizon 2025. Cela peut paraître ambitieux quand on prend conscience qu’il s’agit de changer des comportements ancrés depuis des années, presque des automatismes. Le gaspillage alimentaire repose en effet sur des actes et non-actes, comme le montrent les travaux de Guillaume Le Borgne.

Les pouvoirs publics ont ainsi démultiplié les campagnes d’information et de sensibilisation : création de la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire en 2013, des ” Contes de l’antigaspi qui mettent en scène des héros enfantins, du site Internet ” Ça suffit le gâchis, etc.

La loi n° 2016-138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire, dite loi Garot, précise le rôle des différents acteurs économiques en indiquant que cette lutte ” implique de responsabiliser et de mobiliser les producteurs, les transformateurs et les distributeurs de denrées alimentaires, les consommateurs et les associations. Elle met en place des actions de lutte contre le gaspillage alimentaire, notamment sa prévention et ” l’utilisation des invendus propres à la consommation humaine, par le don ou la transformation.

” La lutte contre le gaspillage alimentaire comprend la sensibilisation et la formation de tous les acteurs, la mobilisation des acteurs au niveau local et une communication régulière auprès des consommateurs, en particulier dans le cadre des programmes locaux de prévention des déchets.

Cette loi responsabilise plus particulièrement les distributeurs qui ” ne peuvent délibérément rendre leurs invendus alimentaires encore consommables impropres à la consommation ou à toute autre forme de valorisation, dont le Plus…

Cette info vient du site : The Conversation

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