12:10 - lundi juin 25, 2018

Chasse, trafic, huile de palme : qui tue vraiment les orangs-outans ?

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By Marc Ancrenaz, Research Fellow, Cardiff University Les orangs-outans ont le taux de reproduction le plus lent parmi les mammifères avec, en moyenne, un petit par femelle tous les huit ans. Hutan-Kocp/Kapar, Author provided
Sabah, l’un des deux États de Malaisie orientale situés sur l’île de Bornéo.
DR
Depuis vingt ans, je me consacre au sein du programme Kinabatangan Orangutan Conservation à la sauvegarde des populations sauvages d’orangs-outans qui vivent à Bornéo ; et ce plus particulièrement dans l’État de Sabah (situé au nord-est de l’île, dans la partie malaisienne) où vivent 11 000 de ces animaux, soit entre 15 et 20 % du nombre total possiblement présent dans l’île aujourd’hui.

Il y a deux ans, la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) déclarait que les orangs-outans de Bornéo étaient en danger critique d’extinction, estimant que 80 % des effectifs présents en 1950 auraient disparu d’ici à 2025.

Et, ce 15 février, Maria Voigt, une chercheuse à l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutionniste à Leipzig, publiait dans la revue Current Biology une nouvelle analyse qui confirme ce triste tableau : 100 000 orangs-outans sauvages ont disparu de Bornéo au cours des 16 dernières années.

Une perte qui équivaut, à titre de comparaison, au nombre d’habitants d’une ville moyenne telle que Roubaix, Nancy ou Avignon.

Interroger les chiffres

Il est grand temps de réfléchir à la signification de ces chiffres et d’admettre que cinquante années d’efforts et d’argent dépensé pour conserver l’un de nos plus proches cousins n’auront pas réussi à empêcher ni leur déclin ni leur disparition annoncée.

Soulignons ici que les chiffres avancés par Maria Voigt et ses collègues indiquent qu’il y a davantage d’orangs-outans à Bornéo que ce qui a été estimé au cours des dernières décennies.

La presse relate souvent en effet que seuls quelques milliers d’orangs-outans survivraient à Bornéo. Si c’était le cas, ils auraient déjà disparu depuis bien longtemps ! Et il faut encore rappeler que compter les orangs-outans sauvages est extrêmement difficile : faible densité, timidité des animaux qui se cachent a l’approche des hommes, et le fait que la plupart d’entre eux habitent des zones reculées qui sont difficiles d’accès. La plupart des estimations publiées jusqu’alors se sont d’ailleurs avérées inexactes et en deçà de la réalité.

Ce qui est essentiel, c’est de quantifier le déclin d’une espèce, plutôt que d’essayer de deviner combien d’individus existent encore. Et c’est précisément l’objet de l’étude menée par Maria Voigt et ses collègues.

          Marc Ancrenaz, Author provided
        La chasse, le problème essentiel

Ces travaux montrent ainsi que les taux les plus spectaculaires de déclin des populations d’orangs-outans (jusqu’à 50 %) ont lieu dans les zones déboisées ou converties à l’agriculture (principalement Plus…

Cette info vient du site : The Conversation

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