2:56 - vendredi avril 20, 2018

Le GIEC, une boussole scientifique pour le climat

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Les nouvelles du front climatique ne cessent d'affluer et elles véhiculent souvent des messages (apparemment) contradictoires qui peuvent laisser l'observateur perplexe.

D'un côté, on évoque des températures d'une douceur record au pôle Nord, des estimations d'élévation du niveau de la mer revues à la hausse (du fait de la contribution possible de l'Antarctique), des risques accrus de grande sécheresse dans les villes européennes. Et des scientifiques renommés de conclure qu'au regard des efforts réels des pays en matière d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre, l'ambitieux objectif de l'Accord de Paris en 2015 – limiter le réchauffement mondial à +2 °C – relève de l'illusion.

De l'autre côté, certaines analyses montrent que les émissions de gaz à effet de serre ont déjà commencé à atteindre leur niveau maximal dans près de 50 pays, grâce au déploiement efficace de technologies d'atténuation et de politiques nationales. Il y a aussi cette masse exponentielle de publications scientifiques faisant état des efforts d'adaptation aux risques climatiques dans les villes comme dans les zones rurales, au nord comme au sud.

Dans tout cela, que penser ? Est-on sur la bonne voie, ou pas ?

La création du GIEC

Aussi simple soit-elle, cette question marque une évolution majeure des 30 dernières années, tant en matière de connaissance sur le changement climatique que d'interface entre la science et les sphères de la décision.

À la fin des années 1980, les travaux initiés un siècle et demi auparavant sur l'effet de serre, puis sur le rôle du CO2 et l'augmentation progressive de la température moyenne de la basse atmosphère, ont fait émerger au sein de la communauté politique internationale une question centrale : le climat de la Terre change-t-il ? Et si oui, pourquoi ?

C'est le point de départ de la création, en 1988, du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC), il y a tout juste trente ans par l'Organisation météorologique mondiale et les Nations unies. Les conclusions d'alors, publiées en 1990 sous la forme du 1ᵉʳ rapport d'évaluation du GIEC, statuaient que oui, l'effet de serre s'intensifiait et que cela était en partie dû à l'activité humaine depuis la révolution industrielle du XIXe siècle.

Il faudra attendre près de 25 ans pour que le GIEC puisse affirmer, sur la base d'une synthèse de la littérature scientifique la plus récente présentée dans son 5e rapport d'évaluation (2013-2014), que le réchauffement global est sans équivoque et qu'il est extrêmement probable que l'homme en soit le principal responsable.

Cela a eu un impact majeur sur la politique climatique internationale, jusqu'à la signature par (quasiment) tous les pays de la planète d'un document conjoint, l'Accord de Paris sur le climat, et donc la reconnaissance d'un objectif partagé, le fameux " +2 °C d'ici 2100. Cet événement politique est une première dans l'histoire de l'humanité, ne l'oublions pas, et la science a ici joué un rôle capital.

Une influence déterminante

Or, contrairement à ce que certaines voix – plutôt outre-Atlantique et sur fond d'un regain de climatosceptisme – laissent entendre, les synthèses du Plus...

By Alexandre K. Magnan, Docteur en géographie, Chercheur “Vulnérabilité et Adaptation au changement climatique”, Iddri Les nouvelles du front climatique ne cessent d’affluer et elles véhiculent souvent des messages (apparemment) contradictoires qui peuvent laisser l’observateur perplexe.

D’un côté, on évoque des températures d’une douceur record au pôle Nord, des estimations d’élévation du niveau de la mer revues à la hausse (du fait de la contribution possible de l’Antarctique), des risques accrus de grande sécheresse dans les villes européennes. Et des scientifiques renommés de conclure qu’au regard des efforts réels des pays en matière d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, l’ambitieux objectif de l’Accord de Paris en 2015 – limiter le réchauffement mondial à +2 °C – relève de l’illusion.

De l’autre côté, certaines analyses montrent que les émissions de gaz à effet de serre ont déjà commencé à atteindre leur niveau maximal dans près de 50 pays, grâce au déploiement efficace de technologies d’atténuation et de politiques nationales. Il y a aussi cette masse exponentielle de publications scientifiques faisant état des efforts d’adaptation aux risques climatiques dans les villes comme dans les zones rurales, au nord comme au sud.

Dans tout cela, que penser ? Est-on sur la bonne voie, ou pas ?

La création du GIEC

Aussi simple soit-elle, cette question marque une évolution majeure des 30 dernières années, tant en matière de connaissance sur le changement climatique que d’interface entre la science et les sphères de la décision.

À la fin des années 1980, les travaux initiés un siècle et demi auparavant sur l’effet de serre, puis sur le rôle du CO2 et l’augmentation progressive de la température moyenne de la basse atmosphère, ont fait émerger au sein de la communauté politique internationale une question centrale : le climat de la Terre change-t-il ? Et si oui, pourquoi ?

C’est le point de départ de la création, en 1988, du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), il y a tout juste trente ans par l’Organisation météorologique mondiale et les Nations unies. Les conclusions d’alors, publiées en 1990 sous la forme du 1ᵉʳ rapport d’évaluation du GIEC, statuaient que oui, l’effet de serre s’intensifiait et que cela était en partie dû à l’activité humaine depuis la révolution industrielle du XIXe siècle.

Il faudra attendre près de 25 ans pour que le GIEC puisse affirmer, sur la base d’une synthèse de la littérature scientifique la plus récente présentée dans son 5e rapport d’évaluation (2013-2014), que le réchauffement global est sans équivoque et qu’il est extrêmement probable que l’homme en soit le principal responsable.

Cela a eu un impact majeur sur la politique climatique internationale, jusqu’à la signature par (quasiment) tous les pays de la planète d’un document conjoint, l’Accord de Paris sur le climat, et donc la reconnaissance d’un objectif partagé, le fameux ” +2 °C d’ici 2100. Cet événement politique est une première dans l’histoire de l’humanité, ne l’oublions pas, et la science a ici joué un rôle capital.

Une influence déterminante

Or, contrairement à ce que certaines voix – plutôt outre-Atlantique et sur fond d’un regain de climatosceptisme – laissent entendre, les synthèses du Plus…

Cette info vient du site : The Conversation

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