Au XVIIe siècle, Johannes van der Beeck, peintre néerlandais, réalise sous le nom de “Torrentius” les natures mortes les plus extraordinaires de son temps. En effet, je cite : « En se penchant sur le tableau, il semble que l’air circule et celui qui admire le tableau croit même sentir un souffle frais sur son visage ».

Ce peintre passionné, fait dialoguer la lumière avec des formes simples, et je cite encore un extrait de “Torrentius” de Colin Thibert aux Éditions Héloïse d’Ormesson : « ce n’est pas vous qui contemplez la toile, c’est elle qui vous regarde ».

Peindre pour Torrentius, c’était « découvrir les liens invisibles qui unissent les êtres et les choses, pour mettre en évidence l’ordre mystérieux qui les gouverne ». Cet artiste a eu une pensée libre par rapport aux diktats religieux, il se donna sans réserve à toutes ses passions, il n’obéit qu’à sa fantaisie, il n’écouta que lui-même.

Le lecteur est d’emblée captivé par  ce fabuleux personnage qui jouit de la vie tel un roi Bacchus. Sachez que pour ce Torrentius, la peinture et le vin, s’appréciaient de la même façon. Voici un homme haut en couleurs, un hédoniste libertaire, héros d’un superbe conte.

Eh oui, l’auteur Colin Thibert, nous précise en fin d’ouvrage que, c’est en conteur qu’il s’est lancé dans ce récit car il faut savoir qu’il ne reste qu’un seul tableau de Torrentius, conservé au Rijksmuseum d’Amsterdam.

À la lecture de cet ouvrage, vous découvrirez non seulement, d’où vient ce nom “Torrentius“,  vous comprendrez pourquoi il n’a peint que des natures mortes, vous apprendrez que Charles Ier, roi d’Angleterre, souhaita acquérir une de ses œuvres et vous serez aussi fasciné par la manière dont ce peintre affronta les lourdes épreuves  qui lui furent  infligées.

Colin Thibert recompose le tableau de l’existence d’un génie oublié de la peinture flamande et je vous invite à découvrir et à savourer Torrentius qui est au fond, le roman du destin manqué d’un avant-gardiste.

Colin Thibert,écrivain et scénariste pour la télévision, lève le voile sur un génie méconnu de la peinture néerlandaise. Et in fine, il explore à travers ce truculent sujet le thème du rôle de l’artiste, trait d’union entre le profane et le sacré.

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