Ancien président de l’Autorité environnementale, Michel Badré salue les travaux de la Convention citoyenne sur le climat. Mais regrette que certains sujets n’aient pas été abordés, comme la taxe carbone ou le nucléaire.

Liberation.fr

 

1 COMMENTAIRE

  1. Ce que les gens de Libé et les défenseurs de l’environnement n’ont pas compris, c’est qu’en approuvant le principe de la Convention citoyenne, que ce soit maintenant sur le climat mais sans doute plus tard sur d’autres sujets, ils cautionnent un dispositif trompeur choisi par Macron pour être réélu en 2022. Dispositif trompeur car, que ces conventions citoyennes soient ou non suivies par des référendums, les sujets retenus sont choisis par le Président qui ne retient que ce qu’il veut mais qui peut se targuer, surtout si des référendums sont organisés, d’être à l’écoute de la Nation. Et même si par exemple pour le climat une ou 2 mesures non prévues peuvent être rajoutées, le résultat sera assurément bien maigre. Il n’est pas besoin de conventions citoyennes pour gouverner et le Président qui a été élu peut très bien tout seul, c’est-à-dire avec son équipe de l’Élysée composée d’au moins cent personnes, décider ce qu’il convient de faire pour le climat. Mais là tout est faussé, 150 propositions ont été élaborées mais seulement quelques-unes et pas forcément les plus utiles seront retenues dont peut-être une ou 2 soumises à un référendum. Il s’agit donc d’un attrape-nigaud. Que faire face à une telle situation quand votre Président vous invite, parce qu’il a compris que cette opération allait être profitable pour lui, à donner votre avis sur le climat et à faire des propositions ? À mon avis la seule chose à faire est de refuser de participer à ces conventions citoyennes et de dénoncer ces manœuvres visant à faire croire que le peuple a désormais la parole alors que ce n’est pas du tout le cas.

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