Je lis dans Charlie Hebdo de ce 25 juin 2020 ces lignes : « Quand on ment à ce point aux citoyens, le mince fil d’Ariane qui relie encore le pouvoir à la légitimité populaire risque de se rompre. »

Et, dans un article de Jacques Littauer, sous le titre : « À quoi servent les patrons ? » : «Être soumis au travail conduit à être soumis dans l’espace politique. »

Il établit un constat en trois points : « Le confinement aura démontré trois choses. Un : notre économie s’effondre dès qu’elle cesse de vendre des trucs inutiles à des gens surendettés. Deux : il est parfaitement possible de réduire fortement la pollution. Trois : les personnes les moins bien payées du pays sont les plus essentielles à son fonctionnement. »

Dans le même contexte, Charlie Hebdo dit encore que « de nombreux ‘‘cadres’’ se sont rendu compte que tout tournait mieux sans eux, et qu’ils étaient à la merci, pour leurs besoins quotidiens, de personnes à qui ils n’accordent guère de considération en temps normal : caissiers, livreurs, éboueurs. »

Mais, la machine néo-libérale s’est remise en route, et avec nos confrères, nous pourrons chanter, sur fond de l’Internationale : « Groupons-nous et demain l’actionnariat sera le genre humain », est-il annoncé sur trois pages  dont la « France, c’est la privatisation finale » et d’expliquer que la politique du gouvernement français (mais cela se remarque aussi dans maints pays aux mains des néo-libéraux et du grand capital), veut envoyer les services publics au musée !

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