dimanche, juin 26, 2022

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Reviens-nous vite Mai 68, ils sont re-devenus fous (surtout aux USA) !

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Mai 68, quoiqu’en pensent Sarkozy, Fillon et Cie, ne fut pas la chienlit. À l’époque, le slogan « Changez la vie ! » s’adressait à tous ceux qui se posaient des questions existentielles et, ce sont les gauchistes qui, historiquement, impulsèrent des thématiques inhabituelles : le féminisme et l’écologie.[1]

L’ordre moral y fut dénoncé et combattu et, à ce propos, je relis un bulletin de la Jeunesse communiste révolutionnaire qui prédisait, je cite, « un jour on pourra faire l’amour quand on veut, avec qui on veut, tout simplement parce qu’on en a envie, et non pour reproduire de la force de travail que les capitalistes pourront de nouveau exploiter vingt ans plus tard. »

En 1968, la majorité de la France, comme une grande partie des États-Unis actuellement, était puritaine, traditionnelle à l’excès et étouffante au point que la sexualité se vivait bridée conformément aux prescriptions religieuses dans le cadre du couple.

Mai 68 fut donc la lutte contre les multiples oppressions sociétales, celles des femmes en particulier.

Quelques années plus tard, au mitan des années 1970, des féministes n’hésitèrent pas à brandir à l’Arc de Triomphe parisien un slogan explicite sur la difficile ascension dans le monde politique de leurs légitimes revendications : « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! »

De ces luttes découlèrent le droit à l’avortement et à la contraception libres et gratuits. De grandes victoires, donc. C’était sans compter avec le travail de sape de gens qui, d’un côté, agissent pour s’attaquer à ces acquis au nom du « droit à la vie », et qui, en même temps, œuvrent pour maintenir, voire consolider le « droit de tuer » en n’abolissant pas l’achat en toute liberté des armes.

Aux États-Unis, le droit à l’avortement est largement bafoué depuis quelques heures par un « talibanisme en robe noir », selon Libé.

Et, la machine à broyer de la démocratie est lancée puisque, deux exemples parmi d’autres cités à Washington, la Cour suprême des États-Unis, celle qui accaparée par des juges ultraconservateurs élus par Donald Trump, entre autres, cette haute juridiction a dans ses tablettes la remise en question du droit à l’intimité, dont le choix de partenaires de même sexe, et l’accès à la contraception, ni plus ni moins !

Sans conteste, la vigilance s’impose, car le droit à l’IVG est aussi de plus en plus insidieusement remis en question dans l’Hexagone, comme en Belgique d’ailleurs, sans parler de la Pologne et de Malte où il est considéré comme un crime.

Tous ces pays se présentent tout de même comme démocratiques, alors qu’il s’agit de dogmatisme, créé par l’extrême droite, un fanatisme combiné à une politique de l’autruche de la part de partis prétendus socio-démocrates ou modérés.

« L’Histoire repasse toujours les plats », dit un dicton populaire, et il est judicieux de rappeler qu’en Mai 68 nous scandions : « Un vote, oui, mais pas une voix ! », signifiant que si la possibilité de voter était donnée aux citoyens, leurs voix étaient souvent dédaignées par les appareils de partis qui, pour de multiples raisons, souvent mercantiles, allaient à l’encontre de la volonté du peuple.

Eh bien, nous y sommes à ce retour de plat ! Quelque 70% des Américains sont favorables à l’interruption volontaire de grossesse contre 20%, mais ces derniers, manipulés par des Églises et des personnages très puissants financièrement et forts de lobbys « pro-life » proches de politiciens, ont fait que la liberté personnelle, le droit à la vie privée, dont celui de disposer de son corps, ont été rayés, ou vont l’être, pour des centaines de millions de citoyens.

Tout en interpellant nos politiciens sur cette menace très concrète, une urgente piqure de rappel soixante-huitarde est la bienvenue !

[1] L’histoire du gauchisme – L’héritage de Mai 68, Philippe Buton, Éditions Perrin, 2022.

Photos : POUR et Pixabay.

Rencontre avec Chantal Mouffe, philosophe, inspiratrice d’une « Révolution démocratique verte » 

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En cette fin juin 2022, notre partenaire POUR a organisé une conférence de Chantal Mouffe sur le campus de l’Université Libre de Bruxelles, avec pour sujet : La radicalisation de la démocratie est la seule solution.

Chantal Mouffe, philosophe politique, professeure à Harvard, au CNRS, à l’université de Westminster à Londres où elle dirige encore le Centre pour l’étude de la démocratie, est considérée comme la marraine de Podemos, le parti populiste de gauche espagnol.

Populiste de gauche dans le sens d’idéologie aux valeurs de gauche combinée à l’antiélitisme et à l’antisystème parlant aux « petites gens », au peuple, donc, et qui n’a absolument aucun rapport avec le populisme de droite qui, lui, est xénophobe, raciste, sexiste…

Chantal Mouffe propose un concept qui attira aussi l’attention de Jean-Luc Mélenchon : la place centrale en politique doit revenir à l’écologie par ce qu’elle intitule la « Révolution démocratique verte ».

Concept, dont voici les grandes lignes extraites de la rencontre avec celle qui est donc considérée comme l’inspiratrice de la nouvelle gauche radicale.

Si, dans ses ouvrages, elle avait déjà développé la théorie de la « démocratie agnostique », c’est-à-dire qui recommande la lutte parce qu’elle y voit un instrument de progrès, qu’elle avait stigmatisé l’usage des technologies par le néolibéralisme comme solution aux problèmes sociétaux, y compris en politique, qu’avant les élections présidentielles de 2017, elle avait déclaré que Macron incarnait l’illusion du consensus et ouvrirait un boulevard à l’extrême droite, ce qui s’est révélé exact il y a quelques jours, Chantal Mouffe stigmatisa aussi la pseudo gauche, celle de la social-démocratie, qui n’assume pas radicalité et écologie dans sa politique, ce qui répondrait pourtant aux besoins de la population.

Lors de sa conférence, elle souffla donc un vent qui, certainement pour la social-démocratie, ne parlons pas de la droite et de l’extrême droite, est considéré comme une tempête. Jugez-en.

« Des partis dits démocratiques, de gouvernement en somme, ont abandonné la notion de démocratie. Il est cependant bon de rappeler le sens profond de ce terme : la démocratie, c’est le pouvoir du peuple. »

J’ai été particulièrement interpellé quand elle cita une réflexion de Podemos : « On a un vote mais pas de voix ! »

Elle expliqua encore que la logique libérale s’est imposée à celle de la démocratie, que les prétendus experts politiques ont remplacé les citoyens et que sous prétexte de modernisation, les partis démocratiques ont accepté les diktats du capitalisme financier.

« L’inégalité ne touche plus seulement la classe ouvrière, dit-elle, mais également la classe moyenne. Les partis dits démocratiques ont mis en œuvre cette inégalité. D’où, par corollaire, le succès des partis populistes de droite qui ont traduit les problèmes sociaux en problèmes ethniques. »

Chantal Mouffe (Photo Pierre Guelff).

Et qu’en est-il du populisme de gauche ? Pour elle, ce n’est pas de la pure démagogie, c’est une stratégie de construction de la frontière politique : ceux d’en bas contre ceux d’en haut, eux et nous. C’est une manière de faire de la politique, c’est la souveraineté du peuple, c’est contre le sexisme, contre le racisme, pour l’écologie.

Le populisme de droite construit un peuple dont les immigrants sont exclus, c’est réduire la démocratie aux nationaux, tout le contraire du populisme de gauche.

« Mais, entendons-nous bien, clama-t-elle, la lutte oppose des adversaires, pas des ennemis. Il ne faut pas détruire l’adversaire et il y a lieu de reconnaître sa légitimité. Le réformisme radical, c’est transformer les rapports de pouvoir pas les rejeter. Je crois au pouvoir du dialogue avec les gens et non pas de leur asséner une ‘‘ vérité’’. »

Chantal Mouffe termina sa conférence en invoquant la pertinence de tenir compte de la crise écologique, « ce n’est plus un problème théorique mais existentiel », asséna-t-elle. Greta Thunberg et le mouvement des jeunes nous ont fait prendre conscience de ce qui doit être au centre d’une politique de gauche. Politique collective, radicalisation de la démocratie, place centrale de l’écologie, remise en question du problème de la production, prendre en compte la justice sociale, et envisager une bifurcation écologique comme une révolution démocratique verte et, comme cela vient de se faire pour la première fois dans l’histoire de la Colombie, mobiliser les gens autour du concept d’une société joyeuse et agréable à vivre. »

 

 

Patti Smith amoureuse de Rimbaud

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Quelles coïncidences, toutes proportions gardées, bien entendu ! Patti Smith, chanteuse et guitariste folk, écrivaine, expliqua à François Busnel dans son émission La Grande Librairie sur France 5, qu’elle découvrit Arthur Rimbaud à l’âge de 16 ans et qu’il l’influence encore.

C’est au même âge qu’un professeur de français, alors que je faisais mes études aux Arts et Métiers, me fit découvrir Le Dormeur du val, poème antimilitariste par excellence du même Rimbaud et, qu’à l’heure actuelle, il m’émeut et me motive toujours autant !

Autre détail : Patti Smith et moi avons le même âge…

Prise d’écran La Grande Librairie – France 5 – 22 juin 2022.

« J’ai commencé à lire et à écrire de la poésie très jeune, dit-elle, et Rimbaud eut sur moi une influence majeure. Visionnaire, arrogant, beau, sa langue est saisissante, comme celle de Bob Dylan. Il m’a ouvert les yeux et les plaies d’où s’écoule du sang sacré ! »

Chanteuse à succès depuis cinquante ans, Patti Smith est aussi une écrivaine de talent : « Je donne beaucoup dans mes livres, je veux que les gens m’accompagnent, voient d’autres mondes. Il faut partager, certes, mais aussi garder quelque chose pour soi-même.

La lecture est aussi l’un de mes plus grands plaisirs

Pour moi, le cheminement est la partie la plus sacrée de la création.

Depuis toute petite, j’ai un pied dans la rêverie et un autre dans la réalité. »

Pouvoir écrire un livre est un honneur, déclara-t-elle encore. L’écouter le fut tout autant.

 

Qu’est-ce que les omégas ?

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Cet article a déjà été publié le : 4 mars 2019 @ 20h53

On nous a beaucoup parlé des omégas, et de leur importance pour notre santé.
Mais que sont-ils exactement, et à quoi servent-ils ?

La réponse de Geneviève Beissèche, technicienne de laboratoire, et spécialiste en diététique et alimentation biologique.

Dans la cacophonie des messages de santé, qui croire, que penser, comment s’y retrouver ?

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Cet article a déjà été publié le : 2 mars 2019 @ 3h21

Dans la cacophonie des messages de santé, qui croire, que penser, comment s’y retrouver ? Un homme averti en vaut deux dit l’adage populaire, dont le bon sens s’applique fort bien au sujet de cette chronique. Les médias tous types confondus nous offrent depuis quelques années de nombreux messages de santé, nous invitant à manger tel ou tel type d’aliment autant de fois par jour, vantant les mérites de tel ou tel produit. Ces messages s’inscrivent dans nos esprits, et peuvent nous induire en erreur. Idem sur les emballages de nos aliments : voici de quoi se compose le goûter idéal, voici comment avoir de l’énergie toute la journée. Et si un doute persiste, des diététiciens de ces grandes industries alimentaires sont à l’écoute, moyennant un coût de communication. Peut-on croire ces messages et les prendre pour argent comptant ? Je ne citerai qu’un seul exemple : la publicité récurrente pour une célèbre marque de pâte à tartiner à la noisette, censée apporter à nos bambins de l’énergie pour toute la journée. Composée essentiellement de sucres rapides, la consommation de cette pâte produit en fait l’effet tout à fait inverse : un pic d’énergie lié à une grande quantité de sucre dans le sang, suivi d’une baisse de tonus quelques heures après… En matière de message de santé, je ne saurais que trop recommander la prudence. A qui profite vraiment le message : à notre santé, ou a une industrie excellant dans l’art de nous faire avaler n’importe quoi ? Santé mensonge et propagande, arrêtons d’avaler n’importe quoi est le titre de l’ouvrage de Thierry Souccar et Isabelle Robard, édité au Seuil en 2005. Sa lecture est éclairante. On y découvre les liens entre industrie agro alimentaire et instances gouvernementales. On comprend également pourquoi il est important de connaître les commanditaires des études scientifiques en matière d’alimentation. On voit comment l’opinion publique est manipulée, en matière d’information médicale et nutritionnelle. Si vous croyez que les produits laitiers sont les seuls à pouvoir vous apporter suffisamment de calcium pour prévenir les maladies des os, que l’huile de tournesol supplante celle de colza en matière de nutrition, que le goûter est indispensable et doit comporter des céréales, que pour maigrir, il vous suffit de limiter votre apport de graisses, et enfin, que 50% de l’énergie consommée par jour doit provenir des glucides, ce livre peut certes vous décontenancer, mais aussi faire grand bien à votre santé. En effet, il invite le lecteur à s’interroger sur les liens entre industrie agroalimentaire et certains médecins, et met en avant le poids des lobbies, exemples concrets et précis à l’appui. Il se termine par le guide pour manger sainement, conçu par des chercheurs de l’Université d’Harvard. En matière de nutrition, vous êtes le seul à décider du contenu de votre assiette. Encore faut il être bien informé. Ce livre peut vous y aider.

L’arachide : de vrais bénéfices santé !

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Cet article a déjà été publié le : 20 février 2015 @ 9h02

Santé : que valent vraiment les peanuts ?

Si elle fut longtemps la star de l’apéritif, l’arachide jouit aujourd’hui d’une réputation mitigée. Et l’on ne plonge sa main dans le bol non sans une certaine culpabilité. Est-ce en raison de ces études faîtes il y a quelques années, comptabilisant les différentes traces d’urine présentes sur elles au comptoir des bistrots ? Ou est-ce sa forte teneur en lipides qui fait que ces dames portent sur elles un regard suspicieux, lui préférant d’autres amuses-gueule de réputation plus diététique ? On a également dit de sa peau qu’elle était cancérigène : quoi qu’il en soit, l’arachide n’est pas considérée à sa juste valeur, et je m’en vais vous le prouver tout à l’heure.

Cet aliment est en effet d’une grande richesse nutritionnelle, et de fait, ses bienfaits sur notre santé sont indéniables.

Première surprise : l’arachide est classée dans la catégorie des légumineuses, au même titre que les lentilles ou les haricots. Sa teneur en protéines est donc élevée. Par ailleurs, elle est très riche en anti-oxidants, ce qui fait d’elle un aliment qui peut contribuer à réduire le risque de maladies cardio vasculaires. Autre surprise : le gras de l’arachide est essentiellement un bon gras, principalement des graisses mono et polysaturées, ce qui réduirait chez l’homme le risque de calculs biliaires. Adieu la culpabilité !

Par ailleurs, elle est source de phytostérols, des composés bénéfiques pour la santé cardio vasculaire, et contient du resvératol, un autre composé aux actions similaires.

De nombreuses études ont été menées notamment au Canada pour mesurer son effet préventif des cancers. Elles ont révélé que la consommation de deux portions ou plus d’arachides par semaine diminue le risque de cancer colorectal chez la femme, mais aussi grâce à sa teneur en phytostérols, elle diminuerait la croissance de cellules cancéreuses du sein, du côlon et de la prostate. La présence de ces phytostérols induit également une diminution du risque du cancer du poumon.

Compte tenu de sa teneur en magnésium et en fibres, l’arachide permet également de diminuer le risque de diabète de type 2 chez la femme. Enfin sachez mesdames que l’arachide ne fait pas grossir : non seulement elle est très nourrissante donc permet d’être plus rapidement satisfait, mais aussi, elle augmente le métabolisme.

Côté minéraux, l’arachide est très riche en zinc, nécessaire pour un fonctionnement optimal du système immunitaire, à la cicatrisation des plaies et eu développement du fœtus. Elle contient du manganèse, du cuivre qui aide l’organisme à lutter contre les radicaux libres. Mais aussi beaucoup de vitamine B3, phosphore, dont le rôle est aussi important que le calcium pour le maintien des os et des dents. Mais encore magnésium, vitamine E, potassium, sélénium, vitamine B1 B6, folate et fer, dont je n’aurais pas le temps de détailler ici tous les avantages.

Néanmoins, si l’on veut bénéficier de tous ses effets, il convient de respecter quelques conseils de consommation. Si vous choisissez l’arachide sous forme de beurre, assurez-vous que votre produit ne contient pas d’ajout comme du sucre, des conservateurs, arômes ou des huiles hydrogénées, qui sont en fait du mauvais gras. Certaines marques n’utilisent aucun ajout. Néanmoins, elle est moins stable sous cette forme, il convient donc de la consommer assez rapidement. Celles et ceux qui habitent dans les îles peuvent se les procurer fraîches, et les bouillir. Si vous les aimez rôties optez pour des arachides non salées et rôties à sec, puis salez-les vous même afin d’éviter un surplus de sodium. Les arachides grillées dans leur coques reste une bonne alternative, car elles ne contiennent ni sel ni gras ajouté. Par ailleurs, ce mode de consommation vous permet d’en conserver tous les bienfaits.

Finalement, c’est peut-être le verre d’alcool qui accompagne les arachides à l’apéritif qui est le plus néfaste pour la santé…

Les incroyables comestibles

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L'abondance est le fruit du partage.

Cet article a déjà été publié le : 25 juin 2013 @ 11h00

Jean-Michel Herbillon et son collègue de travail François Rouillay ont découvert cette expérience au fil de leurs recherches professionnelles de consultants en développement local et en sécurité alimentaire.

Face au spectre de la crise économique et écologique, face à la peur du manque, ces deux consultants voient là un outil simple et efficace pour retrouver l’autonomie alimentaire locale, pour « passer de la pénurie à l’abondance », pour tisser des liens entre les habitants.

Partageant l’éthique et la pensée de Pierre Rabhi, ces consultants ne se contentent pas de prôner un concept, mais veulent faire chacun leur part. Ils se lancent concrètement dans l’aventure.

Pierre et les incroyables comestibles
Pierre et les incroyables comestibles

Dans cette émission « Carbone Zéro » Jean Michel, nous présente l’origine du mouvement des Incroyables Comestibles, et l’engouement provoqué par cette expérience.

Un animateur nature en action

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Le metier d'animateur nature transmet des connaissances sur notre environnement proche et lointain

Cet article a déjà été publié le : 18 juin 2013 @ 11h00

L’animateur nature accompagne, encadre, anime des groupes auxquels il fait découvrir des sites naturels et qu’il sensibilise à la protection de la faune et de la flore. Il imagine des activités de découverte ou d’étude de milieux naturels. Son objectif :  » Former les enfants à être de futurs éco-citoyens et tenter de faire perdre aux adultes leurs mauvaises habitudes en suscitant chez eux des réflexes écologiques.  »

Emmanuel fait parti de ces animateur, passionné et passionnant, dans cette émission de Carbone Zéro, il nous emmène dans son univers très « nature ».

Animation nature 3

Intervenant dans l’émission :

–       Emmanuel animateur nature,

–       Mr Gerard Baumgart spécialiste du Grand Hamster en Alsace

–       des enfants lors d’une sortie nature

Les Plongées Émerveillées avec René Heuzé – épisode 4

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Aujourd’hui, la tristesse est au rendez-vous… Nous venons d’apprendre le décès de Jacques PERRIN pour qui René HEUZEY a œuvré pendant 10 ans.
Jacques PERRIN, c’est bien sûr le merveilleux acteur de « Crabe, tambour », « Les demoiselles de Rochefort »… Il est aussi celui qui a permis au grand public de découvrir le monde animal, à l’instar de Cousteau.
Cette plongée émerveillée sera dédiée à Jacques PERRIN.

Non, le destin de la planète n’est pas scellé !

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J’aime citer Albert Camus qui fut un modèle de journaliste engagé : « Il faut prendre conscience de son appartenance au monde de son temps, renoncer à une position de simple spectateur et mettre sa pensée ou son art au service d’une cause » , dit-il.

Parmi les éditorialistes francophones, Riss, de Charlie Hebdo, est l’un des plus percutants. Souvent, ses analyses d’homme de terrain éclairent d’une approche inédite l’actualité.

Cheminot à un poste d’aiguillage, il se lança dans le dessin de presse, intégra l’équipe du journal La Grosse Bertha, car il fut apprécié par les Cabu, Wolisnki et Gébé, références incontestées du genre.

Après avoir été blessé lors de la fusillade à Charlie Hebdo dont il était devenu le rédacteur en chef, il est le directeur de cette publication hors du commun.

Dans son dernier édito il a écrit avec une connaissance pointue de la société et de la géopolitique ceci : « Les Français ont le sentiment que tout est joué d’avance : l’économie se décide ailleurs, les idées nouvelles sont pensées hors de France, quant au destin de la planète, il est scellé, et rien, ni à Paris ni ailleurs, ne pourra le modifier. »

Et d’ajouter ce constat d’une lucidité glaçante : « Les puissances qui ont été déchaînées par l’économie libérale, la spéculation, la destruction des écosystèmes, l’individualisme forcené qu’on impose à nos vies personnelles et professionnelles ressemblent à cette mort qui arrive, trop puissante pour qu’on ait l’énergie de s’y opposer. On ne sait plus comment faire pour contrer la numérisation du monde, arrêter la course effrénée vers le profit, stopper la destruction des services publics, et sentir disparaître un peu chaque jour le sentiment d’appartenir à une maison commune. »

Colibri et urbanisation (©Thomas Burion)

Ce constat, Fréquence Terre le dresse aussi depuis une quinzaine d’années à travers maintes de ses chroniques, celles-ci étant relayées par plusieurs radios FM et webradios partenaires.

Il s’agit donc d’un combat pour la survie de la planète et il nous reste, certainement avec Riss, à déjouer in extremis ce pronostic catastrophique en forme de dernière bouée d’un ultime sauvetage : « Quand le destin de la planète est joué… »

L’heure n’est plus aux tergiversations, au blablabla : on ne peut pas se résigner à attendre la mort, il faut réagir et, surtout, interpeller, sans relâche, les politiciens et leurs acolytes fossoyeurs de l’environnement au nom du profit, de leur profit.

Réagir, interpeller, et surtout ne plus les laisser faire en militant en tant que citoyen responsable et non béni-oui-oui.