Çà commence comme un match de foot que l’on s’apprête à regarder dans son fauteuil, ou entre amis dans un bar, avec quelques pizzas et des boissons. Bien installé, on s’enthousiasme à chaque action, on s’inquiète d’une baisse de régime, on s’esclaffe devant le but enfin atteint…

Et puis il y a les images regardées par ces groupes de personnes réunis autour d’un même spectacle… Les commentaires se font plus précis… Et là, c’est à une émission de téléréalité que l’on a l’impression d’assister…

Sur l’écran, une jeune haïtienne, un bidon à la main, tente de ramener de l’eau à sa famille, à son village…

C’est la dernière campagne choc d’ACF, Action Contre la Faim… « 300 millions de héros ». Elle pointe l’urgence, toujours et encore, de donner accès à l’eau et à l’assainissement, partout où il n’y en a pas.

L’eau est une urgence humanitaire. ACF rappelle que 300 millions de personnes affectées par les catastrophes naturelles, les conflits ou les épidémies ont un besoin urgent en eau et assainissement.

D’ici 2015, c’est demain, le nombre de personnes affectées par des catastrophes climatiques augmentera de plus de 50%.

Le changement climatique, la croissance démographique et l’urbanisation exacerbent les crises hydriques. 40% de l’expansion urbaine mondiale se fait sous forme de bidonvilles.

Chaque année, ce sont 2,2 millions de personnes qui décèdent des suites de diarrhées, pourtant évitables.

1,2 million des victimes de ces diarrhées sont des enfants de moins de cinq ans.

Aujourd’hui, 884 millions de personnes ne bénéficient pas d’un accès adapté à une source d’eau potable, et 2,6 milliards d’êtres humains n’ont toujours pas accès à des installations sanitaires de base.

Avec son programme Eau, Hygiène et Assainissement, les équipes d’Action Contre la Faim se mobilisent chaque jour afin que les personnes rendues vulnérables par une rupture brusque de l’approvisionnement en eau, et dépourvues d’hygiène, bénéficient de solutions adaptées.

A travers plusieurs vidéos, ACF donne un coup de projecteur sur les actions mises en place aux quatre coins du globe. Et rend hommage aux acteurs locaux sur place, par le témoignage d’enfants impliqués dans l’approvisionnement quotidien en eau de leur village.

A Oulan Bator, en Mongolie, Davaadalai Enkhnasan, 11 ans, s’occupe de l’approvisionnement en eau pour sa famille. Tous les jours il transporte 70 litres d’eau qui servent aux besoins quotidiens de la maison. Passionné de contorsion, il parle régulièrement d’hygiène avec ses amis de classe.

A Susya, en Cisjordanie, Nagham, elle, sait très bien ce qu’elle veut : devenir médecin, et construire sa maison avec de l’eau courante. Et rêve d’une salle de bain avec de l’eau froide et chaude et de toilettes propres.

A Hanlonli, au Burkina Faso, Polenli Tankoano, 12 ans, est responsable du club de santé scolaire de son école. Dans un monde idéal selon Polenli, il y aurait un forage dans chaque village pour que les enfants ne tombent pas malades.

A Haïti, Djemahra, est une collégienne de 11 ans qui vit à Gonaïves, au nord du pays. Elle fait partie du comité d’assainissement de son école. Son rêve : une piscine chez elle et des toilettes propres pour ses amis.

Comme pour Djemahra, Polenli, Davaadalai, Nagham, et les autres, l’eau est un produit de luxe pour des millions de personnes qui doivent se battre au quotidien pour récolter chaque goutte de cette eau, véritable or bleu !..

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici