11:54 - mercredi février 21, 2018

La commune de Saint Germain le Fouilloux opte pour une station d’épuration écolo, aliant roseaux et miscanthus

Lu 820 fois Samuel Pécot 0 respond

La commune de Saint Germain le Fouilloux, qui compte environ 1000 habitants, avait une problématique des gestion des eaux usées. Elle pouvait se raccorder au circuit de traitement des eaux de Laval, mais pour un coût de 1 million d’euros et un coût écologique très élevé. Le maire, Marcel Blanchet a choisi d’installer une station à filtre de roseaux, pour limiter au maximum son impact sur le milieu.

La station roseaux, mis en place par la SAUR, utilise les bactéries du sol, et traite 30 000 m3 d’eau usées par an. En période estivale, l’eau en sortie de station, au lieu de repartir directement au cour d’eau, est valorisée sur une parcelle de miscanthus.

Le miscanthus est une culture pérenne et écologique qui produit de la biomasse. NovaBiom, société qui développe la filière miscanthus en France, a apporté son savoir faire pour l’implantation du miscanthus. Un hectare à été implanté en 2011. La parcelle a été aménagée d’une dizaine de fossés pour l’irriguer. Sa production de biomasse, qui sera de 20 t/hectare/an, est équivalente à 8 000 litres de Fuel. Cette biomasse servira à chauffer les bâtiments de la commune, en particulier la salle de fêtes.

Ce type de station a de nombreux avantages, tant sur le plan économique : avec un coût de mise en œuvre et d’exploitation réduit, et un entretient facile, que sur le plan écologique : très bonne intégration paysagère, aucun risque d’odeurs, protection de l’eau et biodiversité favorisée. De plus ce projet joue un rôle de sensibilisation vis à vis des usagers, quant à la production et traitement des eaux usées, et la production d’énergie durable.

L’exemple par la preuve, qu’écologie rime souvent avec économie.

The following two tabs change content below.
Samuel Pécot
Chaque semaine dans la chronique TERRE RURALE - TERRE DURABLE, je donne la parole aux acteurs de terrain de l'environnement, qui font de nos territoires ruraux des territoires durables.

Le miscanthus : une culture vertueuse pour l’environnement

La France s’attaque à la pollution lumineuse

Suggestions
Vous souhaitez réagir ?
Leave a Reply