4:44 - lundi février 19, 2018

L’eau de Nice en régie publique – Primevère, le salon militant

Lu 1301 fois Philippe Boury 0 respond

Offrir un service identique à tous, au même tarif, le plus bas possible, tel est le souhait de Christian Estrosi, le maire de Nice, qui vient d’annoncer le choix de la municipalité de reprendre dans le giron public la gestion de l’eau de l’agglomération. Un choix historique puisque Véolia, ancienne Compagnie générale des Eaux, détenait la délégation de service public depuis 1864.

Outre Nice, cette décision concerne les communes de Beaulieu-sur-Mer, Villefranche-sur-Mer, Eze, Cap-d’Ail et la station de ski d’Isola 2000.

Toutes ne délaisseront pas Véolia en même temps. Le passage en régie publique se fera progressivement en fonction des échéances des différents contrats de délégation de service public. C’est ainsi qu’Isola 2000 sera la première à basculer le 1er juillet 2013, suivie par Beaulieu-sur-Mer, Villefranche-sur-Mer, Eze et Cap-d’Ail en septembre 2014. Nice n’abandonnera la délégation qu’à compter du 4 février 2015.

Un choix au final logique au regard des différentes villes qui composent la métropole Nice Côte d’Azur. Sur les 46 communes, 27 sont déjà passées en régie publique.

Le changement de gestion ne changera rien pour les personnels qui, comme l’assure Christian Etrosi, “seront tous intégrés dans la nouvelle régie et bénéficieront toujours de la convention collective des métiers de l’eau à laquelle les salariés du délégataire sont actuellement soumis, afin de préserver leurs droits.”

La décision ne deviendra effective que le 28 mars prochain, lors du vote du conseil métropolitain.

Avec Nice, c’est un signal fort pour tous les partisans d’un retour de la gestion publique de l’eau. La cinquième ville de France montre le chemin pour toutes les municipalités désireuses de s’affranchir du privé, pour une gestion plus juste de la ressource, au bénéfice des usagers.

—-

Une eau publique, bien vital commun, qui sera au cœur d’un colloque “Eau et Energie” le 15 mars prochain à Marseille.

Organisée par la Fondation Danielle Mitterrand – France Libertés et l’ONG Green Cross France et Territoires, cette rencontre tentera d’apporter un éclairage différent sur les interactions entre eau et énergie. Car l’eau est au cœur de tous les modes de production énergétique. Ce n’est pas un simple facteur de production, mais un bien indispensable à la vie de toutes les espèces vivantes. Une eau source de vie dont l’usage domestique doit être prioritaire sur tous les autres usages. Une priorité qui doit se retrouvée dans l’élaboration des politiques énergétiques.

Le colloque se déclinera autour de différentes tables rondes telles que les enjeux sociétaux de l’eau et l’énergie ou les solutions énergétiques à choisir pour protéger le bien commun et garantir le droit à l’eau.

—-

Enfin notez, si vous êtes dans la région lyonnaise cette semaine, que le 27ème Salon Primevère se tiendra au parc des expositions Eurexpo les 8, 9 et 10 mars. Le salon-rencontres de l’alter-écologie se distingue chaque année par son engagement militant pour un autre modèle de société. Au travers des exposants présents sur le salon, mais aussi par ces conférences, ateliers, débats, ou par son mode de fonctionnement, Primevère est le rendez-vous incontournable de tous ceux qui veulent donner du sens à leur quotidien.


© Association Primevère

“On est tous dans le même bateau” est le sous titre du salon cette année…

“Notre mode de vie, dominé par la technologie, l’instantanéité et l’artificialisation, nous a laissé croire que nous n’avions plus besoin de la nature”, écrit Alain Dorieux, le président de l’association Primevère dans son édito du salon. “Nous devons construire un nouveau contrat naturel et social basé sur le respect du bien commun”, insiste-t-il.

Parmi les rencontres programmées, signalons la conférence intitulée “L’eau pour tous”, qui insistera sur cette eau, bien commun de l’humanité qu’il convient de protéger des convoitises des multinationales ou de l’agriculture. Des actions citoyennes, individuelles ou collectives seront proposées pour œuvrer à sa préservation.

The following two tabs change content below.
Philippe Boury
Au début des années 80, Philippe Boury s’est lancé, comme tant d’autres, dans l’aventure des radios libres. Il a ainsi participé, de la banlieue lyonnaise à la région parisienne, à la vie de radios militantes, ouvertes sur la société, soucieuses d’être le reflet de la vie locale, culturelle, politique et associative. Militant associatif lui-même, il a toujours souhaité mêlé ses engagements à sa passion de la radio. C’est donc tout naturellement qu’il a choisi de rejoindre l’équipe de Fréquence Terre, dont il partage les intérêts : survie de la planète, sensibilisation à l’écologie, information sur le développement durable.
Catégorie(s)

SOS LOIRE VIVANTE- retour à un estuaire vivant

Journée Mondiale de l’eau – 22 mars 2013 : La coopération à l’honneur !

Suggestions
Vous souhaitez réagir ?
Leave a Reply