Faire voler leur avion solaire sans la moindre goutte de carburant, voilà le but que s’était fixé l’équipe de Solar Impulse, la semaine dernière dans un aérodrome de Phoenix, aux Etats Unis…18 heures plus tard, leur engin arrivait lentement mais sûrement, 1500 km dans les ailes, à Dallas. Et c’est donc un exploit que les suisses de Solar Impulse ont réalisé, puisque dans le domaine de l’aéronautique ça ne s’était jamais vu un vol aussi long par un avion solaire habité.
Le HBSIA est un monoplace de 1600 kg en fibres de carbone avec 60 mètres d’envergure, soit la même qu’un Boeing 747 et se déplace à une vitesse de 70km/h environ.
Côté propulsion, l’appareil est muni de 12 000 cellules photovoltaïques capables de produire de l’électricité nécessaire à l’alimentation de ses quatre moteurs. La batterie est au lithium et pèse 400 kilos
Cette étape était la deuxième d’un trajet menant l’engin de l’ouest à l’est des Etats-Unis.
Prochaine destination, St Louis dans le Missouri, puis Washington et New York en juillet.
Avec leur projet, les deux Suisses Bertrand Piccard et André Borschlberg disent bien ne pas vouloir « révolutionner le transport aérien mais changer la manière de penser des gens en matière d’énergie et de technologie propre. »
Mais vu la taille de l’engin pour la faible charge qu’il peut supporter, le HBSIA ne peut pas assurer des liaisons commerciales. Alors pourquoi ces ingénieurs se démènent-ils ?
Il faut reconnaître que pour l’instant l’aviation solaire est une affaire de passionnés et d’inventeurs avant tout. Le projet Solar Impulse n’est pas le premier avion solaire par exemple, mais c’est la première fois qu’un pilote a passé la nuit à bord. Ce qui est un exploit en soi, étant donné que la propulsion à l’énergie solaire devient difficile sans soleil.
Mais rien n’empêche de penser que leurs innovations vont servir d’autres domaines de la technologie. Et s’ils ne servent pas à l’aviation commerciale dans les prochaines décennies, tous les efforts déployés par ces passionnés ne sont pas vains ; ils seront probablement réinjectés dans d’autres systèmes et nous permettront de brûler moins d’énergies fossiles dans nos déplacements.

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