Le 14 juin, Guillaume Garot, ministre délégué à l’agroalimentaire, a présenté le Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire.
Ce pacte répond à l’objectif ambitieux que s’est fixé le gouvernement français et qui doit s’aligner sur l’objectif européen d’une  réduction de moitié du gaspillage alimentaire d’ici à 2025.

Selon l’Ademe, le gaspillage alimentaire domestique en France représente 20 kg par an et par habitant, dont 7 kg d’aliments encore sous emballage, soit au total 1,2 million de tonnes de nourriture. Un gâchis qui représente une perte de 400 euros par an et par foyer.

Promis depuis la rentrée 2012 et détaillé par le ministre, le Plan s’appuie sur «l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire», depuis la production (agricole et industrielle) jusqu’aux repas et même au-delà puisqu’il s’agira aussi de réduire les déchets. La démarche associe également les ONG de solidarité et le consommateur.
Le Pacte ne stigmatise aucun des acteurs engagés dans cette mobilisation contre le gaspillage, mais au contraire valorise l’implication de chacun.

En décembre dernier 2012, Guillaume Garot avait lancé des opérations pilotes dans des collèges en Dordogne ou dans un restaurant d’entreprise en Mayenne afin de tester des solutions et permettre ”de mieux ajuster les portions servies aux usagers”.

Le Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire s’articule autour de 11 mesures “visant à modifier en profondeur nos habitudes de consommation mais également de transformation et de commercialisation des produits alimentaires en France”, a annoncé le ministre. “Lutter contre le gaspillage alimentaire, c’est un choix contre l’égoïsme, contre l’individualisme, pour une société plus solidaire et plus responsable ; car il y a quelque chose de scandaleux, de profondément injuste dans le fait de jeter de la nourriture quand tant de Français dépendent de l’aide alimentaire pour vivre ou que des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ne mangent pas à leur faim”, a insisté Guillaume Garot.

La lutte contre le gaspillage alimentaire figurera également parmi les axes d’actions du Plan national pour la prévention des déchets, notifié d’ici fin 2013 à la Commission européenne. Le plan prévoit aussi de faciliter le don alimentaire pratiqué par les acteurs et favoriser ”une meilleure connaissance du cadre législatif et réglementaire sur la propriété et la responsabilité lors d’un don”.

La mention “DLUO”, date limite d’utilisation optimale trop souvent confondue avec la date de péremption par les consommateurs, sera également remplacée par la mention “à consommer de préférence avant…” en décembre 2014. La thématique du gaspillage alimentaire sera aussi intégrée aux formations en lycées agricoles dès la rentrée 2014 puis aux écoles hôtelières.

Enfin Une journée nationale “anti-gaspi” sera fixée le 16 octobre, également journée mondiale de l’alimentation.

Retrouvez cette chronique sur www.frequenceterre.com

Plus d’infos sur le Pacte national de lutte contre le gaspillage

 

 

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