Un nain, une tortue des sables, des limaces de mer multicolores… En 2011, près de 18 000 nouvelles espèces sont venues s’ajouter au presque 2 millions d’espèces déjà recensées.

Les “systématiciens” , ceux qui sont spécialisés dans la classification du vivant estiment qu’il y aurait sur notre planète de 8 à 30 millions d’espèces à découvrir.

Ceci n’a pas toujours été le cas. Dans les années 1970, l’idée que tout avait déjà été catalogué était communément admise. 10 ans plus tard, avec le développement de nouvelles méthodes de prospection et avec les progrès de la science, les chercheurs ont émis l’hypothèse que plusieurs millions d’espèces existaient.


L’apparition d’une nouvelle espèce dans la nomenclature se fait soit par la découverte dans la nature d’une espèce totalement différente de ce qui est connu jusqu’alors, soit par une interprétation nouvelle d’une espèce connue composée en fait de plusieurs sous-espèces. Ce mode d’apparition de nouvelles espèces est en augmentation depuis qu’il est possible d’analyser très finement le génome par des méthodes d’étude et de comparaison des ADN.

Symbole de ce nouveau cap, le programme de missions “La planète revisitée”, lancé en 2006 par le MNHN. Il a permis de donner des moyens exceptionnels à d’importantes équipes de scientifiques se rendant dans des milieux réputés difficiles d’accès, comme la canopée tropicale, ou certains milieux côtiers.

Très souvent les espèces qui s’avèrent nouvelles pour la science “occidentale”, sont bien connues par les habitants des pays où vit l’espèce, et figurent même souvent dans les nomenclatures autochtones. En conséquence, un certain temps, peut s’écouler entre la découverte, au sens de certitude qu’il s’agit d’une nouvelle espèce, et la description scientifique formalisée par une publication répondant à des règles bien codifiées, qui fera entrer l’espèce concernée dans la faune ou la flore mondiale en lui donnant un nom scientifique nouveau et unique.

Certains crustacés, mollusques ou insectes, qui constituent la majeure partie des espèces nouvelles, peuvent attendre vingt ans entre leur découverte sur le terrain et leur description dans la scientifique.

Pour l’heure l’aventure de la planète revisitée va se poursuivre en 2012 au Nord est de la Nouvelle Guinée. L’expédition MADANG-2012 se rendra dans les forêts et les montagnes du nord-est de la Papouasie-Nouvelle Guinée pour un programme intensif d’inventaire qui totalisera 12 mois de terrain dans les forêts de Papouasie-Nouvelle Guinée et 3 mois à la côte et en mer avec à la clef encore nouvelles espèces répertoriées.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Postez votre commentaire ici
Entrez votre nom ici