le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) fait état de niveaux inférieurs à la normal pour 80% des nappes phréatiques françaises. Trois premiers arrêtés de limitation des usages de l’eau ont été pris en Essonne et Seine-et-Marne. Pour expliquer une telle situation, le BRGM avance des précipitations “fortement déficitaires” depuis février 2012 sur l’ensemble de la France. “En moyenne sur la France, le déficit 2012 est le plus remarquable depuis 1959”, affichant “des valeurs n’atteignant pas 25% de la normale”

Le gouvernement a annoncé le 16 mars une nouvelle interdiction temporaire pour la mise en culture du maïs génétiquement modifié MON810. Cette décision tardive pose la question des semis précoces de ce maïs puisque cette mesure conservatoire franco-française a permis certains semis précoces entre le moment où le Conseil d’Etat a annulé le moratoire en novembre 2011 et la publication de cette nouvelle interdiction. L’association Inf’OGM s’inquiète également du fait que cette mesure ne concerne que la mise en culture et non la culture du MON810.

Le bilan 2011 d’Airparif montre une pollution chronique et stable. Dans le contexte du contentieux européen relatif aux particules fines PM10, Airparif juge “insatisfaisant” le niveau global de la qualité de l’air. Ainsi, en 2011 “environ 3 millions de Franciliens étaient potentiellement exposés à des niveaux de pollution qui ne respectaient pas la réglementation”. “Cinq polluants posent toujours problème à des degrés divers dans la région capitale, et notamment les particules fines (PM10 et PM2,5), le dioxyde d’azote (NO2), l’ozone (O3) et le Benzène.

Dans un rapport rendu public ce 20 mars, l’association de consommateurs UFC-Que choisir conclut que l’eau du robinet est bonne pour 97,5% des Français. 1,7 million d’usagers boivent donc une eau non conforme. L’association pointe de fortes pollutions aux pesticides et aux nitrates dues aux pratiques agricoles. Signe de l’évolution des préoccupations de la population, l’UFC–Que choisir ne s’intéresse plus au seul prix de l’eau mais aussi à sa qualité. «Aujourd’hui, les enjeux de l’eau sont à la fois sanitaires, budgétaires et environnementaux» a déclaré l’association.

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