L’indispensable lutte contre les émissions de CO2 a quelque peu escamoté ces dernières années le combat contre les polluants atmosphériques. Mais ceux ci reviennent sur le devant de la scène. La France est en effet une nouvelle fois menacée d’une sanction financière par la Cour européenne de justice. Seize zones, dont deux régions n’ont toujours pas réussi à respecter les objectifs de qualité de l’air fixé par l’Europe, notamment pour les microparticules. La situation reste également très préoccupante pour le dioxyde d’azote: Le nombre d’agglomérations de plus de 100.000 habitants dépassants les valeurs limites ne cesse d’augmenter chaque année.

Nathalie Kosciusko-Morizet a accueilli récemment le rapport sur le financement de la croissance verte rédigé par la quinzaine d’économistes du Conseil économique pour le développement durable (CEDD). La ministre de l’Ecologie a rappellé à cette occasion que les moyens dégagés par le Grenelle et le grand emprunt ne suffiront pas à financer la transition vers une croissance verte. La croissance verte se met donc en quête « d’argent frais » et se tourne vers le privé avec deux obstacles à surmonter, l’évaluation des risques environnementaux et le financement de projets à long terme.

Le syndicat agricole basque et le principal collectif écologiste de la région des Pyrénées-Atlantiques s’opposent à un projet de centrale photovoltaïque en raison de « l’amputation de terres agricoles ». Le projet de « ferme photovoltaïque », vise l’implantation de panneaux solaires sur un terrain agricole de 20 hectares pour une production qui correspond aux besoins d’une population d’environ 7.000 personnes. Hors, le collectif favorable au développement des énergies renouvelables, plaide pour l’utilisation d’autres surfaces comme celles des toits des usines, supermarchés ou ombrières de parkings afin de ralentir la disparition de nouvelles zones agricoles.

La municipalité de Toulouse a inauguré son « trottoir vert ». Un trottoir vert, c’est un sol fait de dalles « pédo-électriques » qui produisent de l’énergie grâce au passage des piétons. L’idée consiste à récupérer l’énergie ambiante, pour la convertir localement, dans l’éclairage public par exemple. Cela fait quelques années que la ville rose planche sur ce concept venu du Nord de l’Europe. Après une phase test, la ville est passée à l’action, tout en se gardant de triomphalisme, car reste à voir comme l’installation va résister au vandalisme, aux intempéries ou aux difficultés de maintenance. Un modèle économique est tout de même à l’étude. Il ferait l’objet d’une production industrielle réalisée en partenariat avec les industries automobiles et aéronautiques locales.

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