Le vélo bien que contribuant à réduire sensiblement les émissions de CO2 a été le grand absent du Grenelle. Dans ce contexte le premier plan national Vélo a enfin été présenté. Il signe le début d’une prise de conscience de l’intérêt du vélo alors qu’en France, seuls 3% des trajets quotidiens sont pédalés. Le plan, rappelant que 15 minutes de vélo par jour feraient gagner deux ans d’espérance de vie, vise donc 10% de déplacements quotidiens à vélo en 2020. Pour cela, il promet de développer les aménagements comme par exemple les garages dans les constructions neuves et de déployer des véloroutes et des voies vertes. Au niveau de la sécurité, le tourne-à-droite sera instauré, les vélo-écoles seront encouragées et le marquage des vélos verra le jour pour lutter contre le vol.

Le temps presse. Quatre mois avant l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur le développement durable, dite Rio+20, la mobilisation de la société civile s’organise. Le collectif Rio+20 a d’ores et déjà estimé que le texte de base des négociations était insuffisant. Réunissant 80 ONG, le collectif regrette la faiblesse des orientations du texte, et met en exergue deux thèmes essentiels: la création de systèmes de régulation et la réforme de la gouvernance mondiale. Alors que le programme de Rio va se jouer avant le mois de juin, le collectif espère que ses demandes vont trouver des échos à travers le monde, et notamment au cours de l’actuel Forum thématique de Porto Alegre sur la justice sociale et environnementale.

La question agite les débats des séances législatives à New York. A l’aube du premier anniversaire du tristement célèbre accident de Fukushima, l’actuel gouverneur affiche son inquiétude face à la probabilité d’un cataclysme nucléaire aux portes de la mégapole américaine. Au cœur des discussions, la centrale d’Indian Point située à 38 kilomètres de New York. Elle serait construite sur une intersection jusque-là non identifiée de deux zones sismiques actives. Indian Point menace donc une zone densément peuplée même si elle produit plus de 25% de l’énergie de la ville. Les solutions alternatives envisagées passent donc par le développement de centrales à gaz et par des solutions plus vertes comme l’hydroélectricité et les fermes éoliennes, installées au nord de l’Etat. Mais cette énergie là peine à arriver jusqu’à la mégapole. Des projets utilisant l’énergie des marées sont donc aussi dans les cartons. Pour pouvoir envisager la fermeture prochaine des réacteurs d’Indian Point, il faudra qu’ils aient fait leurs preuves d’ici 2015, sans quoi l’exploitation des deux réacteurs pourrait être prolongée d’au moins vingt ans.

Ce sont des algues qui font désormais avancer certains cargos. Les premières expériences semblent convenir aux armateurs qui les ont testé alors que la substitution du pétrole par des biocarburants est un enjeu de taille. Avec la montée des prix du brut, la note, est toujours plus salée. Et l’intérêt est aussi environnemental : le transport par bateaux engloutirait annuellement 350 millions de tonnes de carburant et serait responsable de 3 à 4% des émissions de gaz à effet de serre. Les algues permettraient de réduire de moitié l’utilisation de carburant conventionnel d’ici à 2050.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Postez votre commentaire ici
Entrez votre nom ici