7:01 - dimanche février 18, 2018

Journal de l’environnement: climat, vitrines et sapins

Lu 878 fois Grégory Lesca 0 respond

A quoi rime un accord qui ne satisfait personne? C’est la question que l’on peut se poser après la conférence des Nations Unies sur le climat qui s’est achevée samedi 8 à Doha.

L’accord qui donne une suite au protocole de Kyoto est déjà critiqué par la Russie et les États-Unis qui dénoncent un passage en force. Le texte ne concerne d’ailleurs réellement que quelques pays. Pourquoi deux semaines de discussion alors pour parvenir à ça.

Lemonde.fr déplore “l’immobilisme qui est devenu [l]a marque de fabrique” de ces grands rendez-vous.

Une fois encore, insiste le journal, le message paradoxal adressé à la planète est que la négociation sur le changement climatique n’est pas dictée par les évolutions du climat, mais par les fluctuations de l’économie.” Et pourtant poursuit-il les “signaux d’alerte n’ont pas manqué ces derniers mois.

Pour comprendre les enjeux et le blocage entre pays riches et pays en développement, Terra Eco a mis un ligne un petit film… un résumé en 83 secondes des négociations sur le climat depuis 20 ans. C’est à la fois instructif et un peu démoralisant.

En attendant dans les pays du Nord on tente de limiter sa consommation énergétique. En France à partir de juillet 2013, les boutiques seront priées d’éteindre les lumières entre 1h et 7h du matin, et le régime sombre vaut aussi pour les bureaux. Le gouvernement va bientôt prendre un arrêté en ce sens. L’objectif, selon Delphine Batho, la ministre de l’environnement citée par le Figaro.fr : «c’est un changement culturel», autrement dit remplacer le «toujours consommer plus d’énergie pour en produire plus» par une logique de sobriété énergétique.

Et le site d’avancer quelques chiffres pour éclairer le contexte. “D’après l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne, le nombre de points lumineux (éclairage public) en France aurait augmenté de 64 % en 20 ans.

La mesure reviendrait à économiser “la consommation d’électricité (hors chauffage et eau chaude) de plus d’un million de ménages.

Alors qu’en pensent les clients et les commerçants. Eh bien ils sont plutôt favorables selon Le Berry Républicain qui est allé voir dans les rues de Bourges. Pour les commerçants, explique le quotidien, “éteindre les vitrines la nuit, c’est tout simplement du bon sens.

Une commerçante soulève tout de même la question de l’insécurité: “l’extinction obligatoire, « ça va peut-être inciter des malfrats à venir ».

Plus de lumière dans les vitrines, mais des sapins, ça oui. Impossible de faire quelques pas dans les rues des centre-ville sans tomber nez à branche avec un sapin. En matière

de conifères, les Français respectent les traditions. “Chaque hiver, plus de 6 millions de sapins de Noël rejoignent les foyers français, sapins naturels pour plus de 84% des arbres“, explique Environnement France sur son site internet.

Et bien choisir son sapin semble être un art à en croire la profusion d’articles consacrés au sujet. Mais si vous hésitez encore entre artificiel et naturel, Le Parisien tranche pour vous. “Le sapin artificiel n’a qu’une durée de vie limitée, en moyenne, à trois ans […]. De plus, la production des sapins artificiels est également néfaste pour l’environnement et utilise beaucoup de pétrole.” La conclusion est sans appel, d’autant, nous dit le quotidien que “les sapins vendus à Noël ont été spécialement cultivés pour l’occasion.

Si vous êtes triste à l’idée de devoir jeter votre compagnon à épines une fois les fêtes terminées, plusieurs solutions s’offrent alors à vous.

Décorer une plante d’intérieur comme le suggère le Parisien. Ou louer votre sapin. C’est un reportage à voir sur le site de France télévision. On y voit Edgar fraîchement rempoté

arriver dans sa famille d’adoption. La société qui le livre le récupère à la fin des fêtes et le replante pour, qui sait, le louer à nouveau l’an prochain.

Dernière possibilité, pour les amoureux de la récup. Toujours sur le site de France télévision: le sapin en kit en bouteilles plastiques et en carton. Rigolo, écolo mais pas

forcément très beau. L”idée en tout cas ne manque pas de piquant.

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Grégory Lesca
Journaliste amateur d'actualité d'environnement et de voyages, j'ai mis ces trois passions au service de Fréquence Terre.

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