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Journal de l’environnement du 24 octobre 2011 : astreinte pour pêche illégale, enquête sur l’etat des eaux, EDF et espionnage informatique, areva

Lu 873 fois Anne-Laurence Mazenq 0 respond

Le Tribunal de l’Union européenne a confirmé, la validité de la décision exigeant le paiement par la France d’une astreinte de 57 millions d’euros pour défaut d’exécution de ses obligations en matière de contrôle de la pêche. L’UE avait constaté la mise en vente de poissons sous la taille minimale requise ainsi que le nombre insuffisant de contrôles effectifs, sur les cargaisons de pêche.

Le WWF France a réalisé depuis trois ans une enquête approfondie sur le dispositif français d’analyse de la qualité des eaux et le bilan est accablant : Selon l’association, les protocoles de mesure ont été édulcorés depuis une dizaine d’années. Ils sous estimeraient gravement l’ampleur de la pollution des rivières et des nappes phréatiques. Le WWF-France soulève notamment le nombre limité de substances toxiques recherchés ainsi que l’inadaptation des protocoles de mesure en particulier pour les micropolluants. Le WWF France fait donc apparaitre un état fortement dégradé des cours d’eau et rend ces données publiques sur un site internet.

EDF comparaît à partir de lundi matin devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour avoir espionné, en 2006, un ordinateur de l’organisation antinucléaire Greenpeace. Yannick Jadot, cible du piratage, est entre temps devenu député européen et porte-parole d’Eva Joly, candidate des Verts à la présidentielle. Pour Greenpeace ce procès est l’occasion de prouver que « le nucléaire est incompatible avec les règles de la démocratie». L’organisation réclame par ailleurs 8,3 millions d’euros de dommages et intérêts à EDF.

Areva semble accuser le coup après la catastrophe de Fukushima, Une partie de son activité est compromise par l’arrêt prématuré des réacteurs allemands. Faute de commande imminente en Inde, aux Etats-Unis, en Chine ou en Afrique du Sud, l’usine Française de Saône-et-Loire devra se contenter de fabriquer des composants pour les centrales française. Chez Comurhex, la filiale de conversion d’uranium, la production de 2 sites a été suspendue pour deux mois. Enfin un projet minier en Namibie, sera vraisemblablement gelé. Les coûts y sont trop élevés alors que les cours de l’uranium ont chuté de 20 % depuis Fukushima.

journal de l’environnement 17 oct

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