Elle est la première femme à avoir reçu en 2004 le Prix Nobel de la Paix pour sa « contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la Paix ».

Je vous propose aujourd’hui de suivre le chemin tracé par Wangar Maathai, une militante Kenyane persuadée bien avant la « mode verte » qu’en préservant la terre, on protège les hommes.

Biologiste, zoologue, enseignante, militante des droits de l’homme et pour la démocratie, Wangari Maathai fonde en 1977 le Mouvement de la ceinture verte, qui s’appuie sur des réseaux de femmes avec lesquelles elle lance une vaste opération de reboisement de l’Afrique et fait planter plus de 30 millions d’arbres en 30 ans.

A travers son combat pour la biodiversité, Wangari Maathai a ainsi valorisé le rôle et l’image des femmes dans la société kenyane.

Née en 1940 dans une famille de paysans pauvres de l’ethnie kikuyu, la jeune Wangari est très rapidement repérée par ses professeurs, des sœurs catholiques. Avec leur aide, elle décroche une bourse d’études qui lui permet d’étudier la biologie aux Etats-Unis à la fin des années 1950.

Wangari Muta Maathai était insoumise et combative, parfois au péril de sa vie. Elle lutte contre la déforestation, s’oppose dans les années 90 à la construction d’une tour de soixante étages au beau milieu d’un parc forestier. Ce qui provoque la colère du régime autoritaire de l’ancien président Daniel Arap Moi. Craignant pour sa vie, elle doit alors se réfugier en Tanzanie. Puis elle revient…

Le Kenya s’apaise, réussit une transition démocratique inespérée. Wangari Maathai s’essaie alors en politique au début des années 2000, d’abord comme député du premier parlement démocratique, puis comme secrétaire d’Etat à l’Environnement. Sans succès.

Elle revient à son combat de toujours: la sauvegarde des forêts d’Afrique et la démocratisation de son pays. Wangari Maathai décède le 25 septembre 2011 à l’âge de 71 ans.

Elle nous a laissé en héritage cet essai Réparons la terre pour tenter de réparer la terre et réconcilier l’homme avec la nature. Un texte militant, profondément humaniste où Wangari Maathai explique que « la diminution des ressources est à l’origine de nombreux conflits, leur distribution inéquitable amenant les populations à lutter les unes contre les autres. Alors que lorsque nous plantons des arbres, nous semons des graines de paix et d’espérance”.

Wangari Maathai, Réparons la terre, est un Essai édité par les Editions Héloïse d’Ormesson.

Retrouvez cette chronique sur www.frequenceterre.com

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