Fin 2009, 16 446 exploitations agricoles étaient engagées dans la production biologique en France avec 677 513 ha, soit 2,46% de la surface agricole utilisée (rappel : suite au Grenelle de l’environnement, la France s’est fixée un objectif de 6% en 2012).

On est donc loin de couvrir les besoins de production bio pour répondre à l’engouement des consommateurs pour des produits sains et naturels.

Chaque année de nombreux agriculteurs décident donc de faire évoluer leurs méthodes de production et de s’inscrire dans une démarche d’agriculture biologique.

Alors comment convertir son exploitation en bio ?

Le chemin vers la conversion à l’agriculture biologique se fait en plusieurs étapes, plus ou moins longues en fonction de chaque histoire, des motivations individuelles… Il faut s’informer, se former, se certifier et enfin se notifier.

L’information et la formation des candidats à la conversion sont assurées par les chambres d’agriculture et des associations de producteurs bio (GAB, CIVAM…). C’est la mission de Brigitte LAMBERT au sein de la chambre d’agriculture de la Mayenne qui est interrogée dans cette chronique.

Afin d’être reconnu agriculteur biologique, l’exploitant devra faire attester que ses pratiques sont en conformité avec la règlementation (le cahier des charges européen de la Bio). C’est ce qu’on appelle la certification qui se fait par des Organismes de Contrôle privés et indépendants.

Les produits ne seront vendus avec l’appellation “issu de l’agriculture biologique”, qu’après une période de conversion allant de 2 ans (cultures annuelles) à 3 ans (cultures pérennes). Pendant cette période de conversion, les produits vont être conduits en bio mais vendus en circuits non bio.

Au terme de cette période de conversion, tous les producteurs bio s’inscrivent à l’Agence Bio et ils sont référencés dans l’annuaire des producteurs bio.

Ils pourront alors vendre des produits BIO avec le logo ci dessous :

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