5:59 - dimanche septembre 25, 2016

Economie de carburant pour les ferries

Lu 532 fois Jean-Brice Sénégas 0 réaction
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Les bateaux aussi sont au régime sec … Le pétrole ayant atteint des sommes folles, à plus de 100 dollars le baril en 2011, tous les acteurs de l’économie des transports font attention à leur consommation de carburant. Ici un exemple avec les ferries : depuis le mois de novembre, ils ont le droit de contourner la pointe de la Bretagne en longeant les côtes, c’est-à-dire en passant à l’intérieur de l’ile d’Ouessant, alors que c’était interdit auparavant.

La nouvelle réglementation permet aux navires de passagers de moins de 220m de long d’emprunter les chenaux entre les côtes et les îles d’ouessant et de molène, sous réserve que leurs capitaines soient formés et que les conditions météo le permettent, par une vitesse limitée de 15 noeuds marins, soit 27 km/h.

Cela concerne donc surtout les ferries, qui empruntaient jusqu’alors un dispositif de séparation du trafic, au large d’Ouessant, dans le Finistère. Ce sont les compagnies maritimes qui ont fait du lobby pour que leur trajet soient moins longs et donc moins coûteux. En premier lieu la Britanny ferries, pour ses lignes entre Roscoff, l’Espagne et l’Angleterre.

Mais quel est ce gain de temps et d’argent ? Selon la préfecture maritime de l’atlantique, les trajets seront raccourcis de 1h30 à 2h, sans préciser l’économie réalisée. Le porte-parole de l’association « Mor-Glaz » Jean-Paul Hellequin n’admet pas que les navires puissent faire « du rase-caillou » comme il dit : interrogé par France Info, il explique que la zone est très étroite et particulièrement rocheuse, ce qui pourrait entraîner des catastrophe humaines et écologiques. Selon lui, la moindre panne de moteur enverrait un navire passant dans ces chenaux s’échouer sur la côte. Etant donné que leur carburant de propulsion est du fuel lourd pour la plupart, le moindre accident se transformerait en marée noire.

La préfecture se targue d’assurer la sécurité nécessaire en évaluant les commandants : elle explique que c’est la station Brest Odet qui les effectue sur les lignes régulières, avec les passagers à bord.

L’autre argument de la préfecture est que ces chenaux sont plus à l’abri que les routes maritimes au large d’Ouessant, et que les secours en cas d’avarie sont plus faciles à apporter.

A la Brittany Ferries on explique que c’est plus le gain d’argent qui est en jeu plutôt que le gain de temps. Dans le télégramme, le président du conseil de surveillance de la compagnie maritime Jean-Marc Roué explique que les bateaux n’iront pas plus vite ; par contre le fait de raccourcir le trajet permettra de ralentir le bateau et de faire des économies de carburant. « Notre première motivation est économique dit-il, mais moins de consommation de fuel, c’est aussi moins de pollution. Ce sera bon pour la planète»,

Visiblement, à choisir entre économies financières dans le secteur maritime du transport de passagers et sécurité vis-à-vis de l’environnement, l’état a tranché pour un retour en arrière d’avant les marées noires les plus sinistres.

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Jean-Brice Sénégas
Responsable du secteur mobilité de Fréquence Terre

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