2:23 - samedi octobre 1, 2016

Les Echos des « Eco-sceptiques »

Lu 450 fois Gilles Soulhac 0 réaction
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La dixième Semaine du développement durable se tenait du 1er au 7 avril dernier alors que s’est installé en France un véritable « écolo-scepticisme ». Le phénomène est en progression. 45 % des 4 500 Français sondés en juin 2011 par l’Ipsos trouvent « qu’on en fait trop sur le réchauffement climatique ». Cette proportion d' »écolo-sceptiques », estime Ipsos, n’était que d’un tiers en 2008. Le journal le Monde a même invité ses lecteurs à réagir, à travers un appel à témoignages qui a recueilli de multiples réponses. Crise économique, ras-le-bol du marketing vert, critique de la société d’hyper-consommation… les raisons invoquées par les « écolo-résistants » sont très variées.

Durablement réfractaire au développement !

Mais que veut dire un tel sondage ? Les Français ne sont certainement pas plus écolo-sceptique qu’il y a quelques années. Ils n’ont malheureusement tout simplement plus les moyens de traduire en actes quotidiens leurs convictions profondes. Les actes écolo-citoyens, l’altruisme, le dévouement pour la cause de notre planète peuvent-ils passer avant la nécessité de se déplacer pour aller travailler (de plus en plus loin), de se nourrir (au plus bas prix), de se vêtir (économiquement), de se loger et se chauffer ? De survivre ? Trois millions de chômeurs et encore plus de précaires. N’oublions pas ces chiffres. Je suis, nous sommes, ils sont, tous intimement conscients de l’urgence à adopter une attitude « durablement réfractaire au développement » forcené dans lequel notre civilisation nous entraîne et aux conséquences désastreuses qui en découleront. Mais le prix à payer pour voter « développement durable » est pour la majorité d’entre nous de plus en plus inaccessible.

Trop cher, surtout en temps de crise

A trop vouloir, sans répit, « bourrer » la tête des gens avec l’écologie et le développement durable, c’est l’inverse qui se produit : un rejet ! Entre les fanatiques de l’écologie et les profiteurs qui vous font payer au prix fort de soi-disant produits écolo et bio, les consommateurs font leurs comptes. La conclusion : trop cher, surtout en temps de crise ! L’impression ultime : c’est devenu un business qui profite à certains sans que l’on soit véritablement persuadé de la véracité de l’argumentation.

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Gilles Soulhac

Gilles Soulhac

Gilles Soulhac est avant tout un passionné de la nature. Journaliste à Genève en Suisse, il est aussi membre des journalistes des nations unies. Sa situation géographique (ONU, OMS, CNUCED...) lui permet la rencontre avec des personnalités du monde de l'écologie, des scientifiques, décideurs et grandes ONG environnementales. Pour sa part, aujourd'hui dans les différents débats environnementaux, l'enjeu reste la transparence.
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