10:54 - samedi septembre 24, 2016

Que seront nos villes en 2050 ?

Lu 633 fois Philippe Boury 0 réaction
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« Comment vivrons-nous dans nos villes en 2050 ? » C’est la question que s’est posé le magazine TerraEco dans son dernier Hors-Série consacré à tous les projets innovants qui façonnent la ville de demain.

Epuisement des ressources, dérèglement climatique, augmentation et concentration de la population urbaine, les signaux alarmants nous poussent à repenser nos modes de vie, en urgence !

De nombreuses villes à travers le monde n’ont pourtant pas attendu les discours alarmistes récents pour entamer leur mutation. De Paris à Grenoble, de Rennes à Toulouse, mais aussi hors de nos frontières, à Pékin, Boston, Quito ou au Caire, des nouveaux lieux de vie se modèlent. L’après pétrole impose à ces métropoles de penser leur avenir plus vert, plus propre, plus humain où la notion du vivre ensemble prévaut…

Des villes plus humaines, plus denses aussi et plus solidaires. Car construire des villes plus durables, des écocités, ne se limitent plus à un coup de peinture verte. D’autres initiatives contribuent à améliorer le quotidien des urbains.

Urbanisme, architecture, nouvelles technologies ou encore consommation, TerraEco rend compte des solutions imaginées autour de la planète.

Dans la communauté de communes du Méné, en centre Bretagne, les élus ont fait le pari de l’autonomie énergétique totale pour 2030. Une usine de méthanisation ou un parc éolien font partie des investissements lancés pour réussir ce pari.

A Grenoble, ce sont des immeubles à énergie positive qui vont bientôt sortir de terre. Le béton aura laissé place au bois d’œuvre et au pisé… Un système de ventilation naturelle permettra d’éviter le recours à la climatisation et des panneaux solaires seront installés.

Vous découvrirez aussi que la ville du futur sera une ville connectée. Comme PlanIT Valley, une métropole high-tech qui verra le jour en 2015 au nord du Portugal. Des millions de capteurs électroniques géreront la fluidité du trafic routier comme la gestion de l’éclairage des bâtiments ou le chauffage. Un investissement de 19 milliards de dollars pour cette méga-cité qui doit accueillir 225000 habitants.

Être une ville ultra connectée, c’est aussi l’ambition du Grand Lyon, la communauté urbaine lyonnaise va démultiplier l’implantation de capteurs électroniques dans l’agglomération afin de gérer au plus près la circulation, l’offre de transports alternatifs ou la consommation d’énergie, avec l’objectif, à l’horizon 2020, d’économiser 200.000 tonnes de CO2 chaque année.



Terraeco : Comment vivrons nous dans nos villes en 2050 ?

Ce numéro de TerraEco nous pousse aussi à réfléchir à la ville idéale, avec l’appui de chercheurs, d’urbanistes, d’architectes ou d’élus locaux… Parmi eux, la géographe Cynthia Emelianoff espère que la ville de demain sera une ville tempérée par ses espaces verts, avec moins de mobilité motorisée, sachant mutualiser et économiser l’énergie. Pour elle, « le seul moyen d’aller vers une société durable est de diminuer notre consommation globale, de prendre le chemin de la décroissance matérielle et énergétique. »

La question de la dépendance alimentaire de nos villes est également posée. La plupart des métropoles ne peuvent se suffire à elle-même pour pourvoir à l’alimentation de sa population, à l’exemple de la région parisienne qui ne produit qu’à peine un sixième des fruits et légumes consommés par la capitale.

Les villes doivent penser à être le plus autosuffisantes possible. Sans tomber dans une folie maraichère excessive qui transformerait les Champs Elysées en bananeraie ou les grandes tours de la Défense en potager vertical, il s’agit là de grignoter partout où le peut, des surfaces cultivables pour rapprocher la production du consommateur. En prenant garde tout naturellement à ne pas polluer les nouvelles terres cultivées par des intrants qui souilleraient les nappes phréatiques, et donc notre eau.

Cela passe par une conversion des exploitations vers une agriculture biologique, et une transformation de nos habitudes alimentaires, en diminuant entre autres notre ration de protéines animales.

La ville doit enfin prendre son temps.

Pour le sociologue Jean-Yves Boulin, le citadin a besoin de souffler. « La ville vivable doit concilier vitesse et lenteur, avec d’un côté, la nécessité d’aménager des espaces de lenteur, où le citadin peut se poser, et de l’autre, elle doit permettre des flux rapides, pour aller au travail et effectuer les tâches contraintes. »

En 2015, il y aura dans le monde 36 mégalopoles de plus de 10 millions d’habitants. En 2020, 80% des européens vivront dans des zones urbaines. Et en 2050, les deux tiers des habitants de notre planète seront des citadins.

Il y a donc urgence à modifier en profondeur notre manière de vivre pour « imaginer des villes viables, vivables et désirables. » Une petite révolution !

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Philippe Boury
Au début des années 80, Philippe Boury s’est lancé, comme tant d’autres, dans l’aventure des radios libres. Il a ainsi participé, de la banlieue lyonnaise à la région parisienne, à la vie de radios militantes, ouvertes sur la société, soucieuses d’être le reflet de la vie locale, culturelle, politique et associative. Militant associatif lui-même, il a toujours souhaité mêlé ses engagements à sa passion de la radio. C’est donc tout naturellement qu’il a choisi de rejoindre l’équipe de Fréquence Terre, dont il partage les intérêts : survie de la planète, sensibilisation à l’écologie, information sur le développement durable.

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