« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Propos de la reine d’Angleterre au bibliothécaire, fonctionnaire du bibliobus de Westminster, qu’elle fréquente depuis peu de temps : « Une fois que je commence un livre, je le termine. C’est ainsi qu’on était élevé jadis : qu’il s’agisse des livres, des tartines beurrées ou de la purée de pommes de terre, il fallait toujours finir ce qu’il y avait dans son assiette. Ma philosophie n’a jamais varié sur ce point. »

Mais, pourquoi la souveraine se met-elle soudain à dévorer des bouquins ?

« Par devoir ! explique-t-elle. Il fallait que je découvre de quoi les gens ont l’air, pour de bon. »

« La Reine des lectrices » d’Alan Bennet (chez Folio), est un livre drôle, plein de charme, qui titille un tantinet la monarchie d’outre Manche sans jamais tomber dans l’injure.

Dans la caricature, oui !

Ainsi, le duc qui rejoint sa chambre à coucher avec une bouillotte alors que son épouse lit un nouvel ouvrage tout en portant des bigoudis, cela fait un peu kitch mais, dans le fond, on y croit.

Ce livre est donc un agréable divertissement puis, ensuite, ô surprise, ci et là, on découvre quelques réflexions dignes d’un ouvrage philosophique.

En voici deux pour mieux l’illustrer :

« On cherche dans un livre la confirmation de ses propres convictions. Chaque livre, à tout prendre, porte en lui un autre livre. » et « Qui peut se prétendre au-dessus de la littérature ? Ce serait aussi ridicule que de se croire au-dessus de l’humanit. »

Pierre Guelff.

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