samedi, avril 20, 2024

Ardennes françaises mystérieuses (10/61) : BUZANCY : Versailles en Ardennes

2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Buzancy est cette localité de moins de 400 habitants qui est située dans une jolie vallée où coulent plusieurs ruisseaux, d’où l’étymologie de Buzancy : « Domaine ou Pays des eaux ». « La Hideuse » prend sa source dans une petite vasque rocheuse non loin du château du général Chanzy.

Au XVIIIe siècle, Pierre-Guillaume Tavernier de Boullongne, secrétaire du roi, fit raser l’ancien château fort et éleva à sa place une demeure qui devait être « son Versailles » (parcs, jardins, statues, dépendances, pièces d’eau…) Cela le ruina et le nouveau propriétaire des lieux, Jacques-Mathieu Augeard, secrétaire de Marie-Antoinette, devint le seigneur de Buzancy.

En 1784, un incendie détruisit cette « merveille » et, alors, Augeard fit construire un autre palais de quatre-vingt pièces. À la Révolution, la propriété fut dispersée aux enchères publiques. En 1795, un certain Buquet acheta le palais et, ensuite, il y mit le feu ! La raison de ce coup de folie ? Il ne supporta que Napoléon qui passait à Buzancy (le 11 octobre 1804) déclinât son invitation à déjeuner !

Presque tout devint ruines, pâturages, roseaux…, mais il subsiste un pavillon, qui a la distinction d’un château et de superbes lions sculptés dans la cour.

Dans les bouveries (étables à bœufs) du château d’Augeard se trouve un musée consacré au cheval ardennais.

Buzancyfacebook
Le cheval ardennais méritait bien un musée !

tout-ce-qui-parle-728x90

 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.