Jean Claude Ameisen, médecin, président du Comité consultatif national d’éthique et chroniqueur à France Inter, n’hésite pas à déclarer que « l’écologie politique n’est souvent qu’un théâtre de luttes de places microscopiques et la politique écologique des gouvernements des alliances de circonstances » et il en appelle vivement à ne pas se focaliser sur ce seul double aspect.

D’où, Les chants mêlés de la Terre et de l’Humanité paru aux Éditions de L’Aube, où il déclare : « La nature nous a donné naissance, nous en faisons partie, nous y vivons et nous en vivons. Et en détruisant les composantes de la nature qui sont essentielles à notre existence, c’est à l’humanité que nous faisons du mal. Nous devrions remettre le de l’humanité au centre de nos réflexions sur la nature. »

Il explique la genèse de son engagement : « Ma conscience de la nature a émergé de ce mélange d’émerveillement devant la présence étrange et familière de la réalité et de plongées dans les livres… Nous sommes les cousins des oiseaux et des fleurs. Et des étoiles. Nous faisons partie du même récit. (…) Il y a une dimension préventive et thérapeutique dans notre relation à la nature, et quand nous parlons de la nature, nous parlons de nous. »

Sa conclusion est emplie de sagesse très concrète : « La question principale ne me semble pas être de se demander si les avancées scientifiques et techniques apportent des bénéfices – elles en apportent toujours -, mais si la manière dont nous les utilisons se fait au profit d’une partie de l’humanité et aux dépens d’une autre. (…) Protéger d’abord ceux qui sont les plus démunis est le seul moyen de construire un avenir véritablement commun pour l’humanité – et de créer les conditions qui nous permettront de nous protéger, tous. »

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